LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 485
^ànos érudits contemporains, qui ont traité de faits isolés, deCherches locales, d'institutions particulières. Tout a été dit et
écrit
sur le passé de Lyon. La réunion de tous les ouvrages, de
° Us les mémoires produits depuis près de deux siècles seulement,instituerait une véritable bibliothèque, et le catalogue seul for-^fait la matière d’un volume fort respectable. Nous sortirions^nrément de notre cadre si nous essayions d’en faire seulementUne analyse sommaire. Il nous est cependant impossible, après® v °ir essayé de reconstituer la topographie et la vie antiques dej Vl ^ e gallo-romaine, de ne pas inviter le lecteur à jeter un coupœi l rapide sur la ville moderne. Lyon a été la première ville des^ a ules; c’est encore la seconde ville de France. Les conditionsï^ncipales de son organisme, le fonctionnement de son com-rr J erce ) le caractère et les mœurs de ses habitants sont dignesa Ppeler quelques instants l’attention.
^ a caractéristique de Lyon est d’avoir été dans tous lestem P s e t de continuer d’être avant tout une ville de travail et deProbité, ville d’affaires, d’industrie, de fabrication. Elle a cepen-j| an t une académie et même deux académies : l’une des sciences,au tre des lettres et arts. Toutes deux très vivantes, très actives,0l F produit et produisent tons les jours des travaux d’érudition deP fe >mer ordre; et il serait tout à fait injuste de leur appliquer lede Voltaire au sujet de l’une de leurs voisines, qui se glorifiaitll11 . peu trop haut de descendre directement de l’Académie fran-^ ais e : « piii e s ; bi en élevée, disait-il, qu’elle n’a jamais fait parlere ^e. » Son école de peinture est célèbre et a donné plusieursP ei ntres de grand talent. Ses écoles et ses sociétés industrielles*tent depuis quelques années toutes les questions économiquess °ciales de la manière la plus large et la plus scientifique. Mal-cela, le génie de Lyon est tout à fait pratique et mercantile,divinité de la ville, a-t-on écrit quelque part, avec unetrop méchante pour ne pas dénoter un parti pris de déni-£ re ment, est le commerce, non point ce commerce des ports de^ er rehaussé des dangers d’une navigation lointaine, où le négo-an t est capitaine et les ouvriers matelots; non point le com-
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