NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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« Est-il besoin de rappeler la dictature, jugée par nos pères commepouvant procurer une autorité plus forte que le consulat lui-même, pen-dant les plus rudes guerres et les troubles civils les plus difficiles à apai-ser ? Faut-il parler de ces tribuns du peuple, créés pour prendre les intérêtsdes plébéiens? de ce pouvoir transféré des consuls aux décemvirs? decette restauration du consulat lorsque le règne décemviral fut brisé? Quedire de cette même autorité consulaire fractionnée entre les mains deceux qui furent appelés tribuns militaires, consulari imperio, au nombre,tantôt de six, tantôt de huit? A quoi bon mentionner le partage desmagistratures patriciennes avec les plébéiens? Et je ne parle pas seule-ment ici de Vimperium, mais aussi des sacerdoces; et que serait-ce si jeracontais ces guerres entreprises par nos pères et poursuivies par nous?...Mais je craindrais que cela ne parût un étalage excessif, une jactanceoiseuse de gloire, pour cet empire étendu par delà l’Océan..., mais reve-nons plutôt à ce qui concerne la Cité.
Deuxième colonne.
« Assurément, c’est par une disposition nouvelle qu’Auguste, mongrand-oncle maternel, et Tibère, mon grand-oncle paternel, voulurentque toute la fleur des colonies, dans tous les pays de la terre, et que lafleur des municipes romains, — c’est-à-dire, que ce qui compose l’élite du
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