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Tome second.
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vienne, l’allobrogie et la province viennoise. 21

ironie, de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Les principalesv dles dépendant de Vienne étaient : Genève, Genava; Grenoble,Cularo ou Gratianopolis; Die, Dea Vocontiorum; Valence,^ alentia; Viviers, Alba Helviorum; Saint-Paul-Trois-Châteaux,A u gusta Tricastinomm; Vaison, Vasio; Orange, Arausio; Avi-§ n °n , Avenio; Cavaillon , Cabellio; Carpentras, Carpentoracte;Arles, Arelate, et même Marseille, Massilia. Les peuples agglo-rner és autour de la métropole et qui constituaient le groupe géné-pi des Viennois, étaient d’abord les anciens Allobroges; puis,P a r voie d’agrégation successive, les Voconces, les Helviens, lese galaunes, les Tricastins, les Anatiliens, les Cavares, et enfinles Massaliotes.

La modeste sous-préfecture de l’Isère, qui passe aujourd’hui

P le sque inaperçue, a été ainsi, pendant les premiers siècles de

^tre ère, une puissante capitale. Tout d’abord, dès le lendemain

la création de la colonie, les coteaux des deux rives du Rhône

couvrirent de vignes, et la ville de Vienne de somptueux

Monuments. Au premier siècle, le vignoble viennois, ■— Vienna

^tifera, — était réputé dans le monde entier. Le poète Martial

e mble avoir fort apprécié cet élément de richesse et de célébrité

^ Ue ^ es grands crus de Côte-Rôtie et de l’Hermitage rappellent de

° s jours (1) ; et nous avons vu plus haut que la corporation des

J^rchands de vin du Rhône était une des plus puissantes de

_ e P°que, que des entrepôts de ce vin poissé du pays, picatum,

^ es timé et vendu si cher à Rome, étaient établis au confluent

u Rhône et de la Saône, au pied de la colline delà Croix-Rousse;

^ Ue le « Bercy » des premiers siècles était le canal même de jonction

s deux fleuves, et qu’on l’appelait le Canabis Lugdunensù,

ana biarium. c’est-à-dire la « Cannebière lyonnaise ».p . ... J

y. esque toujours on désignait Vienne sous le nom de « la belle

leri ne Bj pulchra Vienna (2). Claude, dans son célèbre discours

C,

jL Hœc de vilifera venisse picaici Vienna,Jj dubitas : viisit Romulus ipse mihi.

(aW TUL ’ 1- I3, épigr ' 7- l

J * n ter delicias pulchra Vienna suas .épigr. 7, v.87.)