vienne, l’allobrogie et la province viennoise. 57
et tas plus généreux de l’époque ; et c’est vraisemblablement à ses^>éralités qu’était dû le tombeau de la corporation (1).
Le joueur de guitare était probablement un comédien de laIïle me troupe. Il s’accompagnait lui-même, comme tous les chan-teurs . avec sa cithare heptacorde ; et peut-être sa spécialité, sonrail g ou même sa fortune lui avaient-ils permis de se faire construire° u d obtenir de la part de ses parents ou amis un tombeau spé-Cial (2).
Les citharèdes jouissaient en effet dans l’antiquité d’une trèsS^nde vogue. Apollon, Amphion, Orphée, étaient les maîtreser °ïques et classiques du genre ; et chez les Grecs, artistes avant° ut > ta condition de joueur de cithare était entourée de considé-
r ati 0nti,
e t même d’un certain prestige. A Rome, on était plus pra-
< î üe ) et la profession était moins considérée. Malgré l’engouementCl£ ]> ^
er npereur Néron, que sa manie de chanteur et de déclamateuravaîf. ... .
L conduit à jouer bien souvent des rôles aussi odieux que
(1)
SCAENICIASIATICIANI . ETQVI . IN . EODEM . CORPORE . SVNTVIVI . SIBI . FECERVNT
leu r ° I î'^ >eau des comédiens asiaticiens et des agrégés à leur corporation. Fait de
> æn ici Asiaticiani et qui in eodem corpore sunt 1rivi sibi fecerunt.
R E VlVant -
£ e t Vietty, Mon. rom. et goth. de Vienne, pl. 13.^•Or^e, Descr. dm Musée, 217.
Ôllivier, Inscr. ant. de Vienne, n° 214.
(a)
D MNICIAECITHAROEDO IVLIAE
v IIHIIIii™
(ascia)
D(iis) M{anibus), Nicice citharœdo Juliœ...
Aux Dieux mânes
^ À Nicias, citharède, esclave de Julia...
Inscr. ant. de Vienne, 337.)