86
SECONDE PARTIE.
CHAPITRE SIXIÈME.
vitables qu’il contient, des indications d’une importance capi taeet nous permet de considérer les Phéniciens comme les prem 1et les plus hardis explorateurs du monde.
Moins entreprenants et plus pratiques qu’eux, les Grecs l° casèrent à peu près leur action dans le bassin de la Méditerrai 1 ^ 1et, dès le quatrième siècle avant notre ère, paraissent avoir a Pprès supplanté Tyr et Carthage sur toutes les côtes méridien 5de la Gaule. On sait la prodigieuse et rapide expansion de CÊ ^
il"
P'
colonisation hellénique dans les limites de la grande merrieure, la seule qui pût présenter un intérêt commercial po urpeuple de trafiquants. Cette fourmilière de marins et d’ave n ’ .riers, éclose il y a environ 2,500 ans sur les côtes et dans le 5 jde la mer Égée, presque tous jeunes, beaux, intelligents,
#c cP ■sP !
le goût naturel des arts, ingénieux et pressés surtout de J°entendaient la vie d’une façon toute nouvelle. Sans grandeception religieuse comme les Hindous et les Égyptiensgrande organisation sociale comme les Perses et les Assy. ^sans préoccupation de castes et sans principes de gouverne^bien défini comme toutes les vieilles monarchies théocratiq ueSl’Orient, ils eurent essentiellement, avec l’instinct naturel desqui parlent surtout aux yeux et aux sens, le goût de la vie 11facile, indépendante; et, au lieu de fabriquer des lois, de f ofldes États, de s’assurer par les armes la possession d’r~ l ' orr ^°
terP
plus ou moins étendu et nettement délimité, ils s’éparpillêre 11
peu partout dans la région méditerranéenne, y établirent à P r
sion des comptoirs d’affaires, des entrepôts de marchandise 5
ports pour abriter leurs navires, des bazars pour faciht er
■ -
échanges; et, de la mer Noire à l’Océan, d’Alexandrie aseille, le long des côtes et des promontoires de l’Asie M inede l’Afrique, de la Grèce, de l’Italie, de la Gaule et de l’Esp 3 »^ils égrenèrent en peu de temps autour de la MéditerraHchapelet presque continu de colonies sporadiques et de Pvilles marchandes d’une incroyable prospérité. .p
Leurs excursions ne s’arrêtent pas à la côte même, b 5 ^tèrent aussi haut que possible le cours des fleuves avec