SECONDE PARTIE. — CHAPITRE SIXIÈME.
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intellectuel qui permettait d’entreprendre et de mener à boPfin les œuvres les plus longues et les plus ingrates. O n
saurait donc trop admirer ces vastes établissements qui furentmême temps des temples et des lieux de retraite, des écoles,archives, des bibliothèques, des ateliers, des pénitenciers)
hôpitaux, — à la fois maisons de travail et sanctuaires de p rl '
des
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hôtelleries véritablement chrétiennes ouvertes à tous, vR al ,
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et prospérant dans le calme et dans la règle au milieu d’une soc J ,brutale, ignorante, bouleversée par toutes les violences et sou*^ 6
par tous les excès (1).
Nous ne rappellerons ici de ces grandes associations qu’unbienfaits matériels qui intéressent particulièrement la vall ee
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Rhône : c’est l’assistance donnée aux voyageurs qui navig uasur le fleuve ou qui suivaient ses rives, et les constructions m u
mentales utilisées encore aujourd’hui, et qui furent édifiées P 1assurer d’un bord à l’autre un passage qui présentait alorsplus graves dangers.
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La féodalité, en morcelant la terre noble en de petits g r ° ^indépendants et toujours hostiles, avait isolé les hommes e *"
avait armés les uns contre les autres. Le rôle de l’Énlise au
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âge fut au contraire tout de rapprochement et d’apaisement-L’œuvre protectrice des voyageurs date en réalité des pr elfll ,
siècles de notre ère. En Orient et même en Occident, niar
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et pèlerins, quelles que fussent leur nationalité et leurs croy aI ^trouvèrent de très bonne heure des asiles hospitaliers,rares à la vérité, où on leur assurait un abri, des secours*guides pour continuer leur route (2). Le plus ancien q ue $signale sur notre terre chrétienne de France est l’hospice d e ^
que le roi Cliildebert, fils de Clovis, avait fait construire
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(1) Voir Montalembert, Les moines d’Occident . Introd., op. cit.
(2) De Champagny, La charité chrétienne dans les premiers siècles de 0