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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE SIXIÈME.
Ainsi placé sous la protection de l’Église et de la Couronn epont Saint-Esprit était en quelque sorte un monument sacr elequel on ne passait qu’avec les plus grandes précautions, p ravec respect. Malgré la solidité de ses fondations et de ses vo
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qui présentent encore, après plus de cinq siècles, de très sén e
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garanties aux charrois les plus lourds , on craignait fl u ,s’écroulât sous l’ébranlement des voitures; et, dans le p r ' nC ^jjles hommes, les chevaux et les bêtes de somme seuls avai e .permission d’y passer. Les marchandises étaient décharg e
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l’entrée du pont et transbordées sur des traîneaux attelés p a
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hommes. La voie était dallée avec des pavés cubiques o e 6i
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pierre noire et dure du Teil que l’on polissait comme duOn ne roulait pas sur le pont, on y glissait. Lorsqu’enLouis XI traversa le Rhône au pont Saint-Esprit, il dut se j >former très scrupuleusement à la règle commune. Le Roi SÊ ^ j, ;
sa suite passèrent à pied sur le pont ; ses « hardes » et ses , 1 ■
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pages traversèrent le fleuve en bateau (i). En 1525, 10 **- ^
de Bassompierre dut aussi arrêter son matériel de guerre atrée du pont; et, ne pouvant l’engager sur le Rhône, il f u *" ° Jede transiger et fit répandre sur le tablier une épaisse coupaille destinée à amortir les cahots (2). ^
Ce ne fut qu’en 1774 qu’on commença à permettre I e P^ /gS iaux carrosses, puis, un peu plus tard, aux charrettes att e ^un seul collier. Enfin, à la fin du dix-huitième siècle, on fi 111
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Pontifes, Droits de péage. Rev. archéolog. 15" année, 3" livraison, O É’ eMémoire concernant le petit blanc. Manuscrit inéd. de la bibhotM. Lajard, ancien trésorier de France de la Généralité de Montpellier'
C.l. Lettre du maire de la ville de Pont-Saint-Esprit au citoyen 11,1l’intérieur, 8 prairial an X.
(1) Bruguier-Roure, op. cit
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(2) « Le samedi 5 novembre 1525, je vins coucher à Pont-Saint-E^ ^jefus très bien reçu par Mazargues qui en était gouverneur. Le dimanchj^passer l’armée, les canons et les bagages sur le pont, sur lequel j e ,)quantité de paille, afin de ne pas l'ébranler, et vins coucher à Pierrela ^(Mémoires du maréchal de Bassompierre . Cologne, 1765, t. II, p-Ci. l’ordonnance de M. d’Aguesseau, intendant en Languedoc,de laisser passer sur le pont Saint-Esprit les charrettes, charriots et i°quelque manière que ce soit, et les carrosses, calèches et chaises roul aïlment que sur des traîneaux ». (Montpellier, 10 may 1685.)