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Tome second.
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le MONT VENTOUX ET LA FONTAINE DE VAUCLUSE. 187

Sant

méridional. Il y a là encore une source de richesses que le^ a ysan de la plaine n’a pas laissée échapper. Au printemps, il^°sse les ruches contre les pans de rocher les plus abrités du

t ent ’ ,es^eauxPlein

mieux exposes

au soleil, et bâtit ainsi de véritables

temporaires. Les petites colonies ouvrières vivent en

^ ai r pendant sept à huit mois de l’année dans leurs villages

j 0ls respectifs, sans se mêler, sans se connaître, absorbées par

r travail incessant, dans un ordre et une harmonie exemplaires.Au»

^ati

et

Ux Premières pluies de l’automne, on déménage à la hâte leenel et les habitants ; on transporte les ruches dans la plaine° n les abrite contre le froid. On récolte alors en abondance unle l "véritablement exquis que l’on vend un peu partout, et quel-'luefoisL

sous le nom de « miel de Narbonne ».

e Pâturage, le miel et la lavande disparaîtraient presque com-

^ e ternent si la montagne était couverte de forêts comme elle a, etre aux époques primitives. L’aridité du mont Ventouxf d°nc qu’apparente. En fait, tous les versants un peu abrités,^ °uverts pendant plusieurs mois de l’année de fleurs odorantes,^ plantes vivaces et parfumées, n’occasionnent aucune dépensec ulture presque aucun frais d’entretien, et sont d’un assez bon

^Pport.

^^fais ce n ’ es f- p as tout. La végétation forestière de pins, de^es, d e chines, qui se développe assez facilement dans la^ n mférieure de la montagne, pourra donner en peu d’années

de

Produits assez rémunérateurs en bois de chauffage et même^construction. Ce n’est qu’une question de temps. En attendantêj . aver ûr, qu’on peut regarder comme certain et même peu^ ^né, l es jeunes forêts de chênes donnent lieu dans le présent

Urie culture spéciale d’une réelle richesse. Au Mont Ventoux,eff f *

fCe ' : i on développe avec plus de succès qu’ailleurs la culture^ n champignon souterrain du genre tuber qui ne comprend pasns de quinze à vingt espèces, dont la plus estimée portetihquement le nom un peu barbare de lycoperdon bovista etacc lüiert, entre les racines du chêne vert, une saveur, uneun parfum qui lui manquent quand il se développe au