244
SECONDE PARTIE. — CHAPITRE SEPTIÈME.
dan (i), et les Bénédictins racontent qu’il ne fallut pas nl0 ' n ^,l’énergique prédication de l’évêque du lieu, la construction
chapelle chrétienne sur les bords du lac lui-même, l’inhu 110dans cette chapelle d’une partie des reliques de saint H 1évêque de Poitiers, pour triompher de ce culte sup^ ^tieux (2) . On voit qu’après dix-huit siècles il n’a pas tout jdisparu. . $ |
Les premiers conciles adressèrent à plusieurs repri seS ^ 1remontrances au sujet de ces cultes idolâtres. « Un évêq^^le texte du vingt-troisième canon du second concile d’Ari eS ren 442, ne doit pas permettre que des fidèles allument ‘j|ches ou qu'ils adorent des arbres, des sources ou des rocher*néglige de détruire cet usage, il se rend coupable d’un sa cr ^Le seigneur du lieu qui souffre de pareilles choses malgré ^tissement qui lui en est donné doit être excommunié. »
donc à croire que le triomphe de Vrain ou de Veranus sur ^gon de Vaucluse symbolise la destruction violente du c
uh e
source; et l’office du saint qui rappelle que le monstre v Us
g cfl
terrassé habitait la caverne même d’où jaillit la Sorgues,venir encore à l’appui de cette opinion (3). fi 1
Dans la première année de sa vie érémitique, saint v ^construire une chapelle en l’honneur de la mère du Sauve 0les ombrages de la forêt qui borde la Sorgues ; et un mod eS jj) 1toire fut dédié à saint Victor au sommet même de lu nl . J
, • gV 9
rocheuse qui domine la source. Le petit oratoire aérien ^encore au dix-septième siècle et n’est plus aujourd’hui^^ruine. Quant à la chapelle de Vaucluse, après avoir reç° ^la dépouille de son fondateur, elle fut remaniée au dixiè n1
Glo fia
C*
</
( 1 ) Grégoire de Tours, Hist. Franc., 1. IV, ch. xl; et de
sorunt, ch. u. jqc,
(2) Dom Cl. Devic et Dom J. Vaissette, Hist. gén. deI. VI, iv.
G. Charvet, Les Fumades, op. cit.
(3) Sorgice serpens latitans in antro
Vinculo vinctus . effugatur.
(Off. de S. Véran.)