Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

254

SECONDE PARTIE. — CHAPITRE SEPTIÈME.

feignait malicieusement de ne pas la croire aussi sérieus e '

s’exprime en termes si douloureux et si sincères qu’il

est W

(>>'

u* c

e * 1

sible de ne pas ajouter une foi absolue dans ses déclaration 5Les documents sur Laure de Noves sont d’ailleurs nombr eprécis. On possède des actes authentiques sur sa naissance)mariage, sa mort. On a son contrat de mariage et son testa 111plusieurs de ses portraits. Grâce à Pétrarque, on conna 1 *'moindres traits de sa vie et de sa figure ; et le personnage Pêtre très fidèlement reconstitué.

Laure était la fille d’un petit gentilhomme de Provence,bert de Noves. Elle naquit à Noves en 1308, y fut ma rl

»

16 janvier 1325, à un riche bourgeois et négociant d’A' ,1 £ 11

mourut, le 5 avril 1348, de cette peste noire, dite « P eS ^<Florence », si dramatiquement décrite par Boccace dans I emcron, et qui ravagea le tiers de l’Europe. Elle fut inhun 1

lendemain, près de sa demeure, dans l’église des Cordeliers-La famille de Noves est éteinte. Elle occupait le prerm er

{$>

liée

dans le petit village de ce nom, assez bien situé, dans la va ' ^la Durance, sur le versant d’une colline couronnéepar les ruines du château construit par le pape Jean XXÜ- ».

,-du-R 1 ^.

fait actuellement partie du département des Bouches-duOn peut voir encore ce qui reste de la « maison de la Bellecomme on l’appelle toujours, dans le quartier de Bourrian,

à l’<

trée de la Grand’Rue, en face de la chapelle des Pénitent 5 ’

était l'ancienne paroisse du pays. Un petit cours d’eaü tabondant, mais aussi limpide que la Sorgues, descend de la ^ p,et coule tout auprès. Ce ruisseau et cette colline reviennentsieurs fois dans les vers de Pétrarque. La maison avait aU ^ gS t

meneaux de pierre sculptés, corniche monumentale supp° r

une assez belle ordonnance : porte gothique, grandes f ene ^ ^

, P

(1) « Pourquoi dis-tu que je me suis forgé un nom imaginaire de i®

qu’il y eût une femme dont je parlasse et à cause de laquelle beaucoup P ade moi, mais qu’en réalité dans mon esprit il n'y a point d’autre L Tu ^laurier poétique... que mes vers sont feints, mes soupirs simulés..-ma pâleur, ma peine. Tu insultes â ma douleur... »

(.Famil II, 9.)