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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE HUITIÈME.
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dans la rue. Pour comble de désorganisation morale, 11 ^albigeoise y fut acclamée, et la République avignonnaise npas à entretenir des rapports d’amitié avec le chef des k® r ^ 1 ^j ( ji )Raymond VII, comte de Toulouse, tout-puissant dans I emais rebelle contre son roi et excommunié par le Pape.
C’en était trop. Le pape Innocent III avait résolu d’exterla « peste albigeoise ». Une excommunication généralenoncée contre les hérétiques, leurs adhérents et leurs anii s '
croisade fut organisée. Les hommes du Nord s’apprêtèreflcurée du Midi; et le roi de France, Louis VIII, celui q u
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nommait Cœur de lion, escorté du fougueux légat du Saintle cardinal de Saint-Ange, descendit le Rhône. Une b°nn e P ^de la noblesse française l’accompagnait, et avec elle une ^formidable. Un énorme matériel de guerre était embarq ue ^
fleuve transportant les troupes, les chevaux et les m
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Roi se présenta ainsi devant les murs d’Avignon et réclamé ,- — — - - vit
rieusement le passage. La République avignonnaise ne
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cette demande qu’un prétexte pour s’emparer de la ville; el ^de négocier et offrit au Roi de le laisser passer seulementprincipaux barons de l’armée. Le Roi refusa. Les habitants
décidés à tenir ferme, l’excommunication qu’ils avaient
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depuis douze ans à cause de leurs relations avec le comte e ^louse devant attirer sur eux, en cas de revers, de terribles rL .JAvant d’investir la place, le roi de France fut cepend and’aviser, au moins pour la forme, l’empereur d’Allemag ne ' J,la suzeraineté nominale s’étendait sur Avignon. On sait <1 1 1
le territoire situé sur la rive droite du Rhône constit u ^
« Royaume », tandis que la rive gauche s’appelait 1’ « Emp lfeLe Roi représentait à l’Empereur son expédition dans le M# lC ^une « guerre sainte », sa mission comme « divine », seS ^4comme « une armée de pèlerins », et déclarait n’agir q ue I»l’amour du saint nom de Dieu et le soutien de la f 0l >
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réserve des droits de l’Empereur ». Cette souveraineté
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(1) Voir ch. VI, p. 162 et note.