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SECONDE PARTIE.
CHAPITRE HUITIÈME.
gieux du monde entier fit d’Avignon, pendant le séjour (papes, une ville incomparable. L’or de la chrétienté y affl u3lttous côtés. Le luxe et la fortune des cardinaux étaient ceu*
de
petits souverains. Tous ces dignitaires de l’Église avaient
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leur palais, leur maison civile et ecclésiastique, leur garde, p
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leur cour, désignés sous le nom de « livrées », libratæ ,nue propriété constituait un domaine inaliénable et dontnus annuels leur permettaient de mener un train princier'
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nue propriété constituait un domaine inaliénable et dont le s
livrées comprenaient non seulement de gros immeublesAvignon même, mais souvent de l’autre côté du Rhône, aneuve, de somptueuses demeures, dans lesquelles les P revivaient, entourés de leurs familiers, dans une patriciennelence, s’affranchissant des sujétions de la cour pontificale. ^ ^Grâce à l’institution financière appelée la « daterie » a 5série d’impôts et de droits ecclésiastiques connus sous les 11 ^d’« annates », de « réservations », de « provisions », d’« eX P e ^ g)tives », etc., la fortune personnelle du Pape lui-même était dev ell ^^_dès le pontificat de Benoît XII, un riche trésor et avait atteint ^proportions inconnues jusqu’à ce jour. Les contemporains ne 1luaient pas à moins de 25 millions en vaisselle, ornements sa °pierres précieuses, ce qui, au prix actuel de l’argent, e( l uldrait à un milliard et demi de francs (1
). D’après la forW‘ ,e
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Pape, on peut juger de celle de son entourage, de ses fourfl • ^et de tous les intermédiaires qui l’exploitaient (2); et il est cef ^
que, pendant toute la durée du quatorzième siècle,
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devenu le centre politique de l’Europe, possédait dans sonteau, dans ses palais, dans ses couvents, clans les ateliers
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orfèvres et de ses fabricants, dans les comptoirs de ses ban^ *et de ses commerçants, des sommes incalculables en or et ^monnayé, en pierres fines et orfèvrerie, et une masse eI1d’objets précieux et de marchandises de toute nature. ^
(1) Dicitur Joannes XXII reliquisse in œrario tantam vint aii rlnul lus ante eum pontifex, scilicet viginti quinqxie millionum et amphn s '
du chap. 107, f. 43. B# 1 ' 1
(2) G. Bayle, Habitudes somptuaires des Avignonnais au moyen °hist. et archéol. de Vaucluse, 1883-1884.