Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

AVIGNON.

357

Hs

Ordres religieux du monde y étaient représentés. Chacun

St

au

w

Rabaissements avait naturellement sa tour, son beffroi oumoins un modeste campanile dont la cloche, presque tou-611 mouvement, annonçait à la fois les heures et tous les1Ces de la journée. Avec la ceinture d’eau qui l’entourait

V

%

s

tous les côtés, c’étaitj bien 1 ’isle sonnante de Rabe-es t encore aujourd’hui la ville de France où l’on carillonnee ' re le plus. Non seulement les heures, les solennités et les| 'es anniversaires, les cérémonies religieuses ou laïques,incidents périodiques, quotidiens ou même imprévus de

i eï

Publique — élections, réunions de corps, services, :

arr osage, incendie, inondation, mesures de police, etc. —4' ann ° nc és par d’interminables sonneries qui sont pour les^ a Rs un véritable langage.

y. 'Natorzième siècle, à l’apogée de la puissance pontificale,l^j. C ’ P eu P'ée d’églises, de couvents et de palais, présentait unUne an imation incomparables. « Qui n’a pas vu Avignon

V

s

>S des

le

au

papes n’a rien vu. Pour la gaieté, la vie, l’anima-

b'ain des fêtes, jamais une vie pareille. C’étaient, dusoir, des processions, des pèlerinages, des rues jonchéesp ^ s rs R tapissées de haute lice, des arrivages de cardinaux par0tle > bannières au vent, galères pavoisées, les soldats du

^ 1 chantaient du latin sur les places, les creceilesdes Frères

eurs r> • . .

‘ ■ cuis, du haut en bas, des maisons qui se pressaient en

’uid .

\i, flIlari l ; autour du grand palais papal comme des abeillesc ' e leur ruche. C’était encore le tic tac des métiers à den-Va ~et-vient des navettes tissant l’or des chasubles, lesV 0 ! ^ ar teaux des ciseleurs de burettes, les tables d’harmonieVi^ a J Us ta.it chez les luthiers, les cantiques des ourdisseuses.% ^ essus ' e bruit des cloches, et toujours quelque tambourinN<i ^Rendait ronfler là-bas du côté du pont. Car à Avignon,Peuple est content, il faut qu’il danse; et comme en

ce

' es rues de la ville étaient trop étroites pour la farandole,tambourins se portaient sur le pont, au vent frais dujour et nuit l’on y dansait... Ah! l’heureux temps!

et