Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

LA RÉGION D’ARLES.

409

^nerais de plomb argentifère de l’Espagne et des Pyrénées Orien-tes.

Quelques-unes de ces monnaies représentent un ours à mi-corpsti semble dévorer une proie, et remontent à près de 500 ansav ant Jésus-Christ. D’autres, sur lesquelles on distingue deuxtes de lion ou de griffon, sont un peu plus récentes, et parais-Se nt du troisième ou du quatrième siècle. Mais les plus belles ett plus nombreuses, celles qui caractérisent d’une manière touteParticulière le monnayage massaliote, sont les médailles d’argentde cuivre aux types de Diane et d’Apollon, et dont les reversPortent l’image d’un lion ou celle d’un taureau.

Apollon de Delphes et Diane d’Éphèse étaient les deux divi-sés principales du polythéisme gréco-marseillais, et leur présenceSur les monnaies massaliotes n’a rien que de très naturel; mais on6st réduit à des conjectures assez vagues au sujet du taureau etlion dont on ne connaît ni le sens précis ni l’origine. Ce lion^Présenterait, d’après quelques antiquaires, le lion d’airain offertex-voto à Apollon par les habitants d’Élée, ville fondée par les^hocéens dans l’Italie méridionale, à peu près à la même époqueMassalia sur la côte gauloise. Quant au taureau, il rappel-ait le souvenir des premières galères ioniennes qui portaient à

6ür proue la figure de cet animal et auraient fondé la colonie

§rç c

G

-cque du même nom, Tauroentum, dans le golfe de la Ciotat.

' es explications ne doivent être acceptées qu’avec bien des

r és,

erves.

■Nous ne saurions entrer ici dans de grands détails sur la numis-matique grecque de la Provence. Nous en indiquerons seulement^elques traits principaux (1).

I A part quelques pièces spéciales qui portent sur une de leurs faces

6s effigies de Minerve, de Mercure, de Neptune, de Mars, etc., ou

V

fi,

ait 1

er Ue de quelque divinité topique, comme Lacydon qui personni-ancien port de Marseille, et au revers des emblèmes divers

De Lagoy, Opusc. Num.

e La Saussaye, Numismatique de la Gaule Narbonnaise.