LA RÉGION D'ARLES.
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i ême > eucharistie, diacre, prêtre, évêque, pape, église, cimetière,Paroisse, diocèse, etc. (1).
La langue d’une religion naissante et faite pour tous ne sauraite bre, en effet, que la langue populaire. Le peuple en conserve des^bris, alors même qu’elle a disparu ou que les siècles en ont faitüri e langue morte ; et encore aujourd’hui, le pêcheur de la côteMarseillaise parle le provençal pur, qui est une véritable langue'atino-grecque corrompue, dans laquelle presque tous les motsNatifs à sa profession sont des mots grecs (2).
Un assez grand nombre de monuments lapidaires de la Pro-Ve nce et du pays d’Arles sont en écriture bilingue, moitié grec,Moitié latin, beaucoup en grec seulement. Ils abondent à Mar-elle, à Arles, à Fréjus, à Antibes, à Aix, à Carpentras, à Avi-gnon, à Nîmes, à Vaison. On trouve très souvent sur les épita-Pbes des cognomen d’origine ou de signification grecque, Eupor,^ lr -e, Aténaïs, Citarède, Hellas, Attica, etc.; XAIPE, Adieu,^î-on sur beaucoup de monuments funéraires. L’influence hellé-Mque se trahit à chaque instant sur les pierres tumulaires par dess yrnboIes essentiellement grecs, tels que Psyché, qui représentait^ame, des tritons, des coquilles, des nymphes et surtout desbateaux, faisant allusion à ce mythe poétique de la navigation desMues à travers les mers à la recherche des îles bienheureuses et^ u n paradis inconnu (3). EùrtXoi, « bonne navigation », tel étaite dernier souhait pieusement formé par les parents et les amisP°ar les morts ; et on le trouve gravé sur un très grand nombre
b) J.-B. Rossi, Roma sotterranea, pass.
j^ 2 ) Nous citerons entre autres les mots provençaux: bou, coup de filet, pôXoç;j to nm, clou, cheville, fSMjxpov ; brume ou brime, câble, amarre, irpup-v^aia; brou-^ Un ié, bruit de la tempête, [iapy çwvia ; escaume, tolet, uy-al-pô;; es trop, corde^■nt la rame au tolet, irrpôçoç; esteu, écueil, (rxrjOo;; madrago, parc de pêche,VQ P a ; nau, nef, vaüç, etc. ; et beaucoup de noms de poissons : cante, escarbot,^ ; carambol, langouste, xâpaêo;; romb, turbot, 'pupêoç; lami, marsouin,
0tls tre marin, Xapua, etc.
Welcker, Die Homerischen Phoeaken und die Inseln der Seligen. Rhein-Use um für Philologie, 1832, I, S. 219.
^" e mythe du voyage des âmes h travers les mers, cette croyance aux îles^ eu reuses et Fortunées, se retrouvent â peu près sous la même forme dans len de Scandinave, germain et saxon. 'L'Atlantide de Platon, Y Élysée d’Hésiode