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Tome second.
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SECONDE PARTIE.

CHAPITRE NEUVIÈME-.

à peu plus molles et plus ondoyantes. Une délicate sensualité 11

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tarda pas à émousser le ciseau. La grâce remplaça la majesté)les artistes, semblables au Pygmalion de la fable, aimèrent l eU ^Galatée non moins que leur art. Jamais on ne vit en plus g rannombre de plus séduisantes représentations de la beauté. P 01 ’être moins idéales, ces gracieuses créations n'étaient que P^ uattrayantes ; et les maîtres de cette époque de décadence senm 1avoir possédé au plus haut degré l’art d’amollir le marbre etcommuniquer la chaleur de la vie et presque la moiteur deAinsi l'art grec a passé par trois phases distinctes.principe, il fut dur, archaïque et plein de vigueur; ce fut l'aft e ë

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nétique. Il devint bientôt grand, noble et religieux; cerègne de Phidias. Il s’humanisa ensuite, s’amollit, s’affi 113s’adressa de plus en plus à l’imagination et aux sens ; cel’école de Praxitèle.

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La représentation de la beauté a suivi les mêmes l° lS ’l’homme a aimé tout d’abord la beauté rude, puis la beauté 110puis enfin la beauté gracieuse, et descendant peu à peu, n’a Precherché que la beauté voluptueuse, sensuelle et tourmente e >

triple évolution assez semblable d’ailleurs à la marche des p eU P

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eux-memes, qui passent par des transitions successives de “

barie à l’âge héroïque, de celui-ci à la civilisation, et q ul ^ ^

ensuite conduits inévitablement au luxe, au raffinement! a

corruption et à la décadence (i).

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Le marbre de la Vénus d’Arles n’est pas absolument blan c ’gardé une sorte de teinte brune et presque dorée qu’il est i Ifl Psible d’attribuer uniquement au temps ou au soleil. Très P r ° ^

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blement il avait reçu quelqu’une de ces préparations encausdont le secret est aujourd’hui perdu et qui préservaient les santiques des attaques de l’air et de l'humidité. On y trouvequelques traces de coloration qui permettent d’affirmer fistatue avait été réellement peinte.

(i) Ampère, lîist. romaine à Rome, pass.

L. Vinet, L’Art et VArchéologie, op . cit., pass.