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SECONDE PARTIE.
CHAPITRE DIXIÈME.
nitive prolongent les deux promontoires du fleuve, dont l’avance-ment annuel est aujourd’hui d’une quarantaine de mètres.
« Il semble, dit très judicieusement Astruc, que l’accroisse-ment successif de cette côte soit marqué à l’œil par l’ordre destours bâties le long du Rhône. Strabon nous apprend que l eSMarseillais, devenus maîtres de l’embouchure du fleuve, y c ° n 'struisirent des tours pour servir de signaux et pour faciliter l’entre eet la sortie des navires. Si le Rhône avait toujours eu la mêm eembouchure, on n’aurait eu besoin que d’y construire une seuletour, ou du moins n’aurait-il fallu en construire que deux, une su rchaque rive; cependant, on en compte aujourd’hui quatre à cinflde chaque côté, rangées de distance en distance le long du fleuve-Du côté gauche, la tour de Mauleget, la tour de Saint-Arcier> ^
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tour de Parade, la tour de Belvare, et du côté droit la tour 0Mondevi, la tour de Vassale, la tour de Grau, la tour de Tamp an ’bâtie en 1614, et la tour de Saint-Genest, bâtie à l'embouchur 0du Bras-de-Fer, en 1656.
« C’est donc une preuve que le lit du Rhône s’est prolongé p eUà peu dans la mer par des atterrissements successifs, que I eSanciennes tours se sont trouvées par là trop éloignées de l’ enlbouchure pour pouvoir servir à l’usage pour lequel on les aV a ^bâties, et qu’on a été obligé d’en construire de nouvelles de teiï>P sen temps et de distance en distance (1). »
La dernière de ces tours sémaphores est la tour Saint-LoUi s 'Construite en 1737, elle était alors établie sur le rivage mêmela mer; elle en est aujourd’hui à plus de 7 kilomètres.
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VII
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On voit que la progression des embouchures est un phénom ctrès simple, et dû uniquement à l’amoncellement des matières chV
(l) Astruc, Mémoire pour servir à l’histoire naturelle du Languedoc, 17V'