LES EMBOUCHURES ET LE DELTA.
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La montagne de Cette était alors isolée en mer, comme l’île etabbaye de Maguelone (1). Le lido sablonneux qui ferme l’étange Thau était fractionné par de larges coupures navigables, etLus (2) les ports intérieurs, Marseillan, Mèze, Bouzigues, etc.,e cette petite mer dans laquelle venait déboucher autrefois le
ra s le plus occidental du Rhône, étaient à la fois ouverts à la^igation fluviale et à la navigation maritime.
I Les moindres éminences enfin qui entouraient Arles, — Caste-6 L Mont-d’Argent, Pierre-Feu, Trébouille, Cordes, Montma-
l°Ur
■étaient, nous l’avons déjà dit, des îles (3) ; et toutes ces îles
Inscrit est un recueil très complet des principaux titres et actes déposés dansa tchives de la ville d’Aiguesmortes ; il a été dressé en trois expéditions park' Alexandre Esparron, juge royal ordinaire et lieutenant général de l’amirauté,(h!* de ces exemplaires ont été par lui remis, l’un aux archives de la villej 1 SUesmortes, l’autre à celles du diocèse de Nîmes.
P ï’agézy, Mémoire sur le port d’Aiguesmorfes. Paris, 1879.
^ Lenthéric, Le littoral d’Aiguesmortes au douzième et au treizième siècle.boires de l’Académie du Gard, année 1869-1870.
) Sète, Cète ou Cette, d’après les étymologistes, dériverait du mot Kittim,
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ou Settim, par lequel les Phéniciens désignaient les lieux maritimess et boisés. « Le mot hébreu presque homophone seth signifie une élévation,
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. Poi nt d’arrêt, tel que se dessine un promontoire vu de la mer, et s’accordeC nom adouci de Setion, donné au cap de Cette par la langue harmonieuse* Grèce, et d’où on a formé le nom français. » (Thomas, Annuaire de VHé-18430
Mu Gs * :üs Avienus désignait la montagne de Cette sous le nom de montagne des1 nions pinifer .
. Setius inde mons iumet
Procerus arcem et pinifer •• Seiii jugumRadice fusa in usquc Taphrum pertniet.
^ * (Avien., Or.mar., v. 604-606.)
|y r ^bon et Ptolemée l’appelaient le Mont Sigêe ouSigius , E^xiov ôpoç. (Strab.,
(i - ~~ Ptol ;i Ir . x -)
L, ^èze, jxéffov (milieu), ainsi désigné à cause de sa position au centre de la
: \^ U(l c °llis, incinctus mari pene undique, ac, nisi quod angusto aggere contû1 a nnectitur, insula . (Mêla, 1. II, ch. v.)
. . . . . Hic stat angusti laris
Tenuisque censu civitas, Poligyum est.
(Avien., Or.mar v. 610-611.)
; ^ ^ es chartes nombreuses du douzième et du treizième siècle rappellent quePouvait aborder à ces différentes îles qu’en bateau et en payant un droit
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insula de Cordoa. (Annales et chroniques de Provence. Histor. msc.
a Jor. in Petr. de Fuxo.)