Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

470

SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DIXIÈME.

dérivation artificielle, et créer ainsi une embouchure nouvellel'on met en communication avec la mer.

« Le premier moyen est l’endiguement ; le second est la ça 0 * 1lisation latérale.

« L’idée de tourner ainsi l’obstacle des embouchures p ar ,

canal latéral est loin d’être nouvelle. Lorsque, après avoir r ul1 ^

la ville de Tyr, Alexandre voulut transporter en Égyp*- e ^

commerce grec au détriment du commerce phénicien, il recon 11

tout de suite que le succès de son entreprise était lié à la com nllJ

nication permanente du Nil avec la mer. Les sept bouches

fleuve étaient encombrées comme celles du Rhône, et lesconn 315

sances hydrauliques de l’époque ne permettaient guère de

approfondir. Les digues en rivière et les travaux à la mer entra 1 ® 11

peu dans la pratique des ingénieurs anciens. Le percement d

canal à travers les sables du delta n’était qu’une affaire de ina l0

.... . fine

d’œuvre, et ne coûtait pour ainsi dire rien aux vainqueurs-

armée d’esclaves et de captifs eut bientôt creusé, entre l’anci e

branche Canopique et le lac Maréotis, un canal dont on voit en

les traces. Le problème des embouchures du Nil était ainsi r ^ s °

plus de trois siècles avant notre ère.

« Le même procédé fut employé au port d’Ostie, à l’ elïlchure du Tibre. Les anciennes salines d’Ancus Martius, I e f ^mier établissement de cette nature sur le littoral de la

■ Ig e 11

ranée, étaient envahies par les sables et les limons. De sie cl ■

j'jiu*

siècle, la terre gagnait sur la mer, et l’on voit encore aujourles ruines des trois villes d’Ostie : l’Ostie des rois de Rome , 1 ^de la république et l’Ostie impériale, échelonnées sur lesdu vieux Tibre, comme de véritables chronomètres qui perm e ^de mesurer le taux d’avancement du fleuve et la marche p r °£ ■sive de ses atterrissements. Ostie était pour Rome le port a ^vage des blés. Le salut public commandait de le conserver a ^prix ; et un canal semblable à celui d’Alexandrie permit au* ^

et mit ai llS * ^

ibo u '

vois d’éviter l’embouchure envasée du fleuvecommunication directe ies ports de Claude et de TrajanTibre supérieur.

; L V eC