LES EMBOUCHURES ET LE DELTA.
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Perdre et s’envaser dans l’immense lagune qui s’étendait depuis^ e s Alpines jusqu’à la mer. Il était à peu près certain qu’aprèsav oir traversé le Rhône, alors beaucoup plus large que de nos)°urs, et agrandi encore sur la rive gauche de toute la surface^es marais alimentés par les différents bras de la Durance,lfi s barbares mettraient le pied sur le plateau des Alpines et neQuitteraient plus la terre ferme jusqu’en Italie. C’est là, en effet,Qu’ils devaient passer, et que Marius eut le bon esprit de les^tendre.
On ne doit cependant pas s’étonner de rencontrer partout,e U Provence, les traces du passage de Marius, dont le souvenirPresque légendaire se retrouve dans les moindres bourgades;’Uais il est difficile de préciser tous ses campements. Le seul^ailleurs qui ait une importance sérieuse est celui dont parlePlutarque qui devait se trouver sur le passage des barbares, etQui était situé « près de la rive gauche du Rhône, sur un point
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‘urtzfié par la nature et par l’art, dans une situation telle que1 armée pouvait recevoir des approvisionnements à la fois par le^ e uve et par la mer (i) ».
« Des études récentes ont permis de déterminer ce camp avecütl e très grande précision ( 2 ). Il existe au-dessus de la petite villeSaint-Gabriel, — l’ancienne Ernaginum de la voie romaine, —1111 plateau calcaire aux falaises abruptes, qui forme le cap le plusav ancé, du côté du Rhône, de la chaîne des Alpines, et domine àfois la plaine et le fleuve. C'est sur cette terrasse que Marius,s °lidement retranché, attendit pendant près d’un an les barbares,Qu’il put surveiller leur passageMu Rhône, repousser leurs pré-férés attaques sans quitter sa position défensive, les laisserdéfiler plusieurs jours le long de ses retranchements, et maintenirSes soldats impassibles devant leurs injures et leurs provoca-(3)- On sait avec quelle vigueur il se mit ensuite à leurs
(*) ...xat ret/ifra; GTçctzôneBQv napà zCô e Po£àvw 7 totccjxw. (Plutarque, Marins,Xv.)
^ ( 2 ) A. AurÈS, Nouvelles recherches sur le tracé des Fosses Mariennes et surQy>l placement du camp de Marius, op. cit.
(3) Les Teutons et les Ambrons, résolus de forcer le camp des Romains et de