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Tome second.
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LES EMBOUCHURES ET LE DELTA.

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^vires de venir mouiller dans la lagune, au pied de ses remparts ;et; nul doute qu’il ait contribué, dans une très grande mesure, à^Velopper dans la ville constantinienne cette prospérité com-merciale dont l’édit d’Honorius et de Théodose au préfet des^ a ules nous a laissé une si pompeuse description. Ainsi, pour le^hône antique comme pour l’Aude, le Pô, le Nil et le Rhin, le^oblème des embouchures fut résolu par une canalisation latéraledehors de la zone des atterrissements. C’est la solution moderneappliquée heureusement au port Saint-Louis, qui est devenu, depuistiques années, la dernière escale des bateaux du Rhône etAbouche directement dans le golfe de Fos par un chenal maritime° Uv ert à la navigation de mer.

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Un autre souvenir historique ou plutôt une tradition populaire,^ une légende si l’on veut, — mais d’une nature plus délicate et'Ui éveille des sentiments d’un ordre plus élevé, restera toujours^ taché à cette région du bas Rhône.

Lorsqu’on descend le cours sinueux du petit Rhône ou RhôneSaint-Gilles, l’horizon s’élargit d’une manière démesurée, lesMontagnes s’abaissent et s’effacent, le pays devient désert, et laStation appauvrie s’étiole de plus en plus à mesure que l’on^Proche de cette mer illustre entre toutes et qui est encore leCetl tre du monde civilisé. Bientôt le courant du Rhône sembleü rir. Les eaux du fleuve, celles des étangs qui s’étalent sur les

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ea X rives et la mer elle-même paraissent se confondre en un seul

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n horizontal. La nature entière est endormie et comme figée ; ete aux ternes et mates des marais, striées par d’étroites flèchesv ase, s’étendent de tous côtés jusqu’à l’horizon. De petitespes d’oiseaux sauvages traversent le grand ciel bleu en batail-triangulaires, « pareils à des morceaux de métal dont les

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0tc L frémissent (i) ». Un peu plus bas, les mouettes blanches,.G. Flaubert. Salammbô.