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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DIXIÈME.
pauvres, ignorées, absorbées dans le souvenir des grands évén Bments auxquels elles avaient pris part ; et c’est là que chaque ann^une foule ardente vient de tous les coins de la Provence p r * erdevant les grandes châsses suspendues dans les airs qui conti efldraient leurs restes.
Les « Saintes », las Santas, tel est le nom que les populationdonnent aujourd’hui à ce petit bourg de la côte, confondant ai 115 ’dans une même vénération les deux femmes qui y auraient lai gseleurs cendres et la créature privilégiée qui ne l’aurait traversé fl 11epour aller mourir au désert de la Sainte-Baume, dans l’extaseson amour purifié.
L’érudition moderne n’admet pas la légende.
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C’est évidemment son droit; et il est juste de reconnaître <1
celle-ci n’a pour elle que l'autorité d’une tradition toujours dis cü
table et n’est pas appuyée sur des documents historiques
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valeur absolue. Mais il est permis cependant de réfuter quelq u
objections de la critique et de relever la singulière confusion q"
a cherché quelquefois à établir entre le souvenir des Sain
Maries en Provence et celui de Marius et des deux femmes 4
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l’accompagnaient dans sa campagne des Gaules.
Il existe au milieu de la chaîne des Alpines un village
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peut-être en son genre, et qu’on appelle « les Baux ». Les
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parts de ce misérable bourg, ville hier encore florissante,
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maisons avec leurs façades élégantes du quinzième et du sei^ 1 '
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siècle, son château fort, qui était, il y a six cents ans,
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plus considérables de la Provence, tombent en ruine. Tousédifices, taillés dans des masses de calcaire tendre et f fia ^sont aujourd’hui abandonnés; et ces grands murs, rongés P^
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temps et décomposés à l'air, présentent les découpures le s P^fantastiques. La ville est déserte. La population a presque disp ^
On y compte à peine trois ou quatre cents habitants; et
ville, avec ses maisons branlantes et ses rues dépeuplées
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avoir été l’objet d’un effondrement presque récent.
11 suffit de jeter les yeux sur une carte géologique, ou
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la carte de l’État-major, pour reconnaître que la mer p rl1
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