Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

482

SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DIXIÈME.

pauvres, ignorées, absorbées dans le souvenir des grands évén Bments auxquels elles avaient pris part ; et c’est là que chaque ann^une foule ardente vient de tous les coins de la Provence p r * erdevant les grandes châsses suspendues dans les airs qui conti efldraient leurs restes.

Les « Saintes », las Santas, tel est le nom que les populationdonnent aujourd’hui à ce petit bourg de la côte, confondant ai 115 ’dans une même vénération les deux femmes qui y auraient lai gseleurs cendres et la créature privilégiée qui ne l’aurait traversé fl 11epour aller mourir au désert de la Sainte-Baume, dans l’extaseson amour purifié.

L’érudition moderne n’admet pas la légende.

de

C’est évidemment son droit; et il est juste de reconnaître <1

celle-ci n’a pour elle que l'autorité d’une tradition toujours dis cü

table et n’est pas appuyée sur des documents historiques

d’un e

valeur absolue. Mais il est permis cependant de réfuter quelq u

objections de la critique et de relever la singulière confusion q"

a cherché quelquefois à établir entre le souvenir des Sain

Maries en Provence et celui de Marius et des deux femmes 4

u>

l’accompagnaient dans sa campagne des Gaules.

Il existe au milieu de la chaîne des Alpines un village

uniq

ü 6

peut-être en son genre, et qu’on appelle « les Baux ». Les

re» 1 '

parts de ce misérable bourg, ville hier encore florissante,

S b5

maisons avec leurs façades élégantes du quinzième et du sei^ 1 '

,èP e

siècle, son château fort, qui était, il y a six cents ans,

l’un

ce 5

plus considérables de la Provence, tombent en ruine. Tousédifices, taillés dans des masses de calcaire tendre et f fia ^sont aujourd’hui abandonnés; et ces grands murs, rongés P^

fil 6 ’

: le

,1«> S

temps et décomposés à l'air, présentent les découpures le s P^fantastiques. La ville est déserte. La population a presque disp ^

On y compte à peine trois ou quatre cents habitants; et

ville, avec ses maisons branlantes et ses rues dépeuplées

geh 1

]>\e

avoir été l’objet d’un effondrement presque récent.

11 suffit de jeter les yeux sur une carte géologique, ou

m

êm 6

la carte de l’État-major, pour reconnaître que la mer p rl1

im> y

v enai^au*iv ec°r, sfeliefc Uri e&an(

‘ e m n -

Pou r

te 5 ' d;

Vrl

CePrè s :^cas4 Maa nc (Peut.

s *u V(

V gPfesçPfem

*n,

CO]

■az a

§r ;

Sg]

:1 Bi

h m

V s

Vo:

k

ars

h)

e. t

V