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Tome second.
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LE RHONE MODERNE.

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largues, Saint-Laurent d’Aigouze et Mauguio sur le littoral ; ilétait assuré par un atelier de machines de 600 chevaux à établirdans le bief inférieur du canal du Rhône à Cette, et devant éleverà 6 mètres de hauteur un volume de 6 mètres cubes.

Enfin, 20,000 hectares environ de marais ou de bassesalluvionsde cette région de lagunes, qui longe la mer entre Beaucaire etAiguesmortes, et porte le nom de Sylve-Godesque, auraient puêtre arrosés, ou plutôt colmatés par un dernier puisage à fairedans le petit Rhône, au moyen d’un atelier de machines de 300chevaux élevant 6 mètres cubes à 4 mètres de hauteur.

Le bassin de l’Hérault (10,000 hectares environ) sur les terri-toires de Pézenas, Florensac et Mèze, aurait été arrosé par cetterivière même à laquelle on empruntait 2 mètres cubes élevés prèsde Pézenas, à 45 mètres de hauteur, par un atelier de machinesde i, 166 chevaux.

Le bassin de l’Orb, en dernier lieu, était desservi, comme celuide l’Hérault, par sa propre rivière; et une machine de 900 che-v aux, installée à Béziers, élevait à 36 mètres de hauteur i m ,5oo,pouvant arroser près de 7,000 hectares.

Telles étaient les lignes générales du projet de M. Léger,Qualifié de « solution morcelée et progressive », dont tous lestronçons étaient, comme on le voit, distincts les uns des autres,e t auraient pu être exécutés isolément au fur et à mesure desbesoins reconnus (1).

XVII

Nous ne saurions entrer dans plus de détails, encore moins*Ws la discussion. On voit cependant combien cette question de^ utilisation des eaux du Rhône au développement de l’agriculturea été sérieusement élaborée; et ce n’est pas la faute des ingénieursSl > après des études si multipliées et si consciencieuses, on n’est

(>) A. Léger, op. cit.