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Tome second.
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NOTES

ET

PIÈCES JUSTIFICATIVES

i

SUR LA RÉFORME DU CALENDRIER

L’ordonnance de Charles IX, prescrivant de prendre le I er janvierpour origine de l’année civile qui commençait alors à Pâques, fut une sortede tentative de réforme du calendrier Julien dont l’application donnaitdepuis quelque temps de sérieux embarras. Ce calendrier avait été, dansle principe, adopté par l’Église; mais il ne pouvait pas être indéfinimentconservé à cause du retard, toujours plus grand chaque année, qu’éprou-vaient les fêtes principales, lesquelles doivent être, d’après les prescrip-tions canoniques, réglées sur les phénomènes astronomiques. Ce retardétait déjà de dix jours au seizième siècle ; il augmentait progressivement,et on ne pouvait le tolérer davantage.

On sait que la grande réforme du calendrier romain fut faite par JulesCésar, 44 ans avant Jésus-Christ, d’après les indications de l’astronomeSosigène.

La longueur de l'année civile, après avoir varié à Rome de plusieursmanières différentes, y fut alors définitivement réglée en moyenne à 365jours 1/4; et on lui assigna, à cet effet, à perpétuité, 365 jours pendanttrois années consécutives et 366 jours pendant la quatrième que l’onappela et que l’on continue à appeler « bissextile », le jour complémen-taire étant le lendemain du sixième jour des calendes de février et s’ap-pelant pour cela bissexto kalendas (1).

( 1 ) A. Aurès, Du Calendrier romain et de ses variations successives depuis lestemps les plus reculés jusqu’à l'époque actuelle. Mémoires de l’Académie du Gard,1869-1870.