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Tome second.
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NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES.

L’évêque était présent et a récité son office sur le lieu même. Le pont aété construit sous les yeux du témoin dans un laps de onze années. Lemême G. Chautart affirme que Benoît a rendu à un grand nombre depersonnes la vue, l’ouïe, la marche, la santé. Il plaçait une croix surelles, leur disant : « Que ta foi te sauve ! » et les baisait. Beaucoup deguérisons furent obtenues par son secours, avant et après sa mort. Lesinfirmes, après sa mort, abandonnaient leurs béquilles à l’église et se reti-raient redressés. Il a été témoin oculaire de toutes ces choses. Également,il a entendu le B. Benoît dire aux ouvriers quand ils n’avaient plus depierres : « Allez fouiller à tel endroit et vous en trouverez. » Et ils entrouvaient par la puissance de Dieu. Il l’a vu mort. Dans la chapelle oùil a été inhumé, il y avait de nombreux ex-voto, comme dans le sanctuairede N.-D. du Puy. Grande était la renommée des miracles dus à sonintercession.

2° Bertrand Pelât a vu une femme aveugle à laquelle le B. Benoît arendu la vue sur le pont. Cette femme perdait de nouveau la vue lors-qu’elle s’éloignait. Cet accident s’étant souvent reproduit, elle se mit auservice du pont pendant un an et plus. Puis, elle reconnut avec joiequ’elle était complètement guérie et se retira. Le même Bertrand a vuun homme qui tenait à la main une faucille avec laquelle il moissonnaitle jour de la fête de saint Pierre. Ne pouvant détacher de la main ni lafaucille ni le blé, il se rendit au tombeau de Benoît, pria Dieu et le bien-heureux de le délivrer; et il fut délivré. Il laissa alors sur le tombeau lafaucille et le blé. Le même Bertrand a entendu dire que Benoît étant enprière la nuit dans une église de Bourgogne, l’ennemi lui lança une grossepierre dans l’espérance de le tuer; mais cette pierre n’atteignit pas lebienheureux, et tomba seulement sur ses vêtements. Le diable, irrité deson insuccès, vint au pont pendant la nuit et démolit une pile. Le témoina bien vu cette pile démolie le matin même au point du jour. Le B. Benoîtapprit en Bourgogne ce qui s’était passé, et il dit A ses compagnons :« Retournons à Avignon, car l’ennemi a démoli une pile. » Et cet accidenta eu lieu en une seule nuit avec la permission de Dieu. Bertrand Pelâtconfirme le fait des guérisons miraculeuses rapporté par G. Chautart.

3° La déposition de R. Martin est conforme à celle de Bertrand Pelât.

4° Hugues Tronche dépose comme R. Martin.

5° Lautard a vu le B. Benoît parcourir la ville en disant : « Dieu feraii un pont sur le Rhône. » Les gens se moquaient de lui et le regardaientcomme un fou. Cependant, des chevaliers et quelques autres personnes,qui se trouvaient sur la place de Saint-Pierre, se dirent entre eux : « Il a« l’air d’un honnête garçon ; allons avec lui. » En conséquence, ils l’accom-pagnèrent en sollicitant des aumônes, et ils recueillirent ainsi jusqu’à