CHAPITRE VIII
l’opposition. - LE TSARÉVITCH ALEXIS.
J. Résistances collectives et isolées. — Complots et attentats. — Le caractère del’opposition personnifié par Alexis. — II. Éducation du Tsarévitch. — Le pre-mier conflit avec l'autorité paternelle. — Alexis ne veut pas être soldat. —Relégué à Moscou. — Sympathie mutuelle. — Le clergé et l’aristocratie. —L’idée d’un changement de règne. — Nouvelle intervention du père.— Alexisdoit servir. — Mauvaise recrue. — Le Tsarévitch, malade, n’assiste pas à labataille de Poltava. — Pierre l’envoie à l’étranger pour étudier et prendrefemme. — Le mariage. — La princesse Charlotte. — Lune de miel et pro-chaine rupture de l’harmonie conjugale. — Alexis chef de parti. — Mort deCharlotte. — Catherine a un fils. — Le deshéritement. — Prince ou moine.
— Première et seconde mise en demeure. — III. Une légende. — Charlottevivante. — Ses aventures. — Le dernier mot de l’énigme. — IV. Dernièremise en demeure. — Pierre appelle son fils à lui. — La fuite du Tsarévitch.
— La poursuite. — Les limiers du Tsar. — A Vienne. — A Ehrenberg. —A Naples. — L’entrée en scène d’Euphrosine. — La trahison de l’amante. —Alexis livré. — Le retour. — V. L’abdication. — L’enquête de Moscou.
— Alexis livre ses amis. — Les exécutions. — Le pardon paternel. — Projetsd’avenir. — Le mariage avec Euphrosine. — Confiance et bonheur de l’ex-héritier. — VI. Pétersbourg. —• L’arrivée de la maîtresse. — Ses interroga-toires. — Témoin à charge. — Enquête nouvelle. — L’engrenage. — L’arres-tation du prince. — La mise en jugement. — La torture. — Aveux etpalinodies. — La haute cour de justice. — L’arrêt. — VIL La mort. — Ver-sions diverses. — Les probabilités. — Réalité matérielle et responsabilitémorale. — L’opinion en Europe. — Le jugement de la postérité. — Voltaire.
— Au tribunal de l’histoire.
I
L’œuvre du grand Réformateur et les difficultés avec les-quelles il a eu à lutter pour l’accomplir ont été mal jugéesmême par ses pairs. « Il travaillait sur sa nation comme I’eau-« forte sur le fer » , a dit le grand Frédéric, non sans unepointe de jalousie peut-être. La comparaison manque de jus-