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Tome I.
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l’ROGFZ DF. FRANÇOIS RAVAILLAC

20-

» arrests donnez sur interprétation en exécution de l’Édit, en» conséquence soient entretenus et gardez inviolablement, et les» contrevenans punis avec sévérité comme perturbateurs du repos» public-, enjoignons, à cet effet, à tous nos officiers d’y tenir» soigneusement la main, à peine d’estre responsables et de faire» punir leur négligence avec la mesme rigueur que la de'so-» béissance d’iceux qui y contreviendront.

» Sy donnons en mandement à nos amez et féaux les gens» tenant notre Cour de Parlement à Paris que ces présentes ils» ayent à faire lire, publier et enregistrer, le contenu d’icelles« garder, entretenir et observer de point en point selon leur» forme et teneur, sans souffrir ny permettre y estre contrevenu» en aucune manière que ce soit. Car tel est notre plaisir. En» témoin de quoy, nous avons fait mettre notre scel aux dites» présentes, données à Paris le 22 may, l’an de grâce 161 p, et» de notre règne le premier. Signé Louis. Et sur le reply est» escrit par le Roy, la Reyne régente, sa mère, présente, signé» de Loménie (i), et scellé du grand scel du dit Seigneur, de cire» jaune sur double queue. »

Le Parlement, qui avoit vérifié l’Édit de Nantes, fit lire,publier et enregistrer cette déclaration, ouy et ce requérant leProcureur général du Roy, ordonna le 3 juin en suivant quecopies collationnées en seroient envoyées à tous les bailliageset sénéchaussées, pour y estre pareillement leües, publiées etenregistrées à la diligence des substituts du dit Procureurgénéral, auxquels il fut enjoint d’en certifier la Cour dans lemois.

Heureuses et louables prémices d’un jeune Roy qui veutaffermir le commencement de son règne par une ferme et durablepaix! Mais comme, dans la nouvelle consternation, plusieurspersonnes prenoient les armes et se re'pandoient dans les placeset dans les villes du Royaume, les unes pour leur propre conser-vation, et les autres avec de pernicieuses intentions d’inspirer àceux-cy beaucoup de crainte et d’appréhension et à ceux-là unesprit de troubles et divisions, Sa Majesté fit de très-expressesdéfenses à toutes personnes, de quelque qualité que puissentestre, de prendre les armes ny de faire aucunes assemblées degens de guerre à pied ou à cheval, de se saisir ou s’accommoder

(1) Antoine de Brienne de Loménie, secrétaire d’État.