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Tome I.
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LES DESSOUS DE L HISTOIRE

loix, les huguenots qui avoient entrepris, aux festes de Noëldernier, le dessein de tüer les catholiques; 4 0 que dans cetteopinion il avoit souvent souhaitté parler à Sa Majesté', maisqu’il avoit este' renvoyé' par les officiers auxquels il s’estoitadresse', et repousse' par les gardes qui luy en avoient de'fendul’entre'e ; 5° qu’il avoit parle' de ses révélations au Père Daubigny,je'suite, et luy avoit montré un couteau rompu où il y avoit uncœur et une croix gravez, luy disant qu’il croyoit que le Roydevoit réduire les huguenots à l’Église catholique; 6° que danscette conjoncture, le Père Daubigny l’avoit exhorte' d’avoirrecours à Dieu et de prendre quelques bouillons pour rétablirson cerveau blesse'; mais le Père Daubigny, après avoir esteouy et le criminel luy estant représente', dit que tout ce qu’ilavoit alle'gue' estoit faux et de'pouille' de preuves.

Comme chacun de'siroit passionne'ment sçavoir les noms deceux qui avoient conseille' ce malheureux à commettre un crimesv énorme, on imagina plusieurs genres de supplices pour lesluy faire de'clarer. La Reyne-mère dit aux Commissaires qu’il yavoit un boucher qui se présentoit pour l’e'corcher tout vif, et sepromettoit de le faire encore vivre longtemps, et de luy laissersuffisamment de force, après qu’il seroit de'pouille de sa peau,pour luy faire endurer le plus cruel tourment. La Cour, loüantl’affection d’une Princesse pe'ne'tre'e de douleur qui vouloit avoirvengeance de la mort de son e'poux, et le soin d’une pieuse ettendre mère qui craignoit tout pour le Roy, son fils, accordacette proposition au zèle et à la ferveur de Sa Majesté'. Balbany,inventeur des nouvelles cyternes, fit faire un artifice en formed’obe'lisque renversé, pour presser ce misérable avec de vivesdouleurs, sans luy faire rien diminuer de ses forces. Il le montraà Monsieur Servin, mais la Cour ne jugea pas à propos d’userd’autres tourmens que de ceux qu’on exerce pour l’ordinaireen pareil cas. On fut quelque temps à se déterminer sy on luydonnerait la question ou non avant de le condamner à mort,parce que les formalitez des procédures accoutumées sembloientne le permettre pas, attendu que la question ne s’applique aucriminel avant son dernier jugement que pour tirer de luy lapreuve de la vérité de son crime, ce qui fit conclure à laCour qu’il n’estoit point absolument nécessaire de l’y appliquer,puisqu’il avoit esté pris en flagrant délit et qu’il avoit confesséson parricide publiquement. Cependant, on trouva un arrest qui