Band 
Tome I.
Seite
278
JPEG-Download
 

278

LES DESSOUS DE L HISTOIRE

deaux la somme de quarante mil livres, qui seroit reçeüe par leReceveur ge'ne'ral des finances et par luy mise ès mains du Tré-sorier ge'ne'ral et extraordinaire des guerres, en vertu des man-demens de l’espargne, et par luy employe'e au dit remboursement,suyvant les ordonnances des Commissaires du Parlement, sansqu’il feust tenu de rapporter autres pièces justificatives que les ditsestât et ordonnances des dits Commissaires, ainsy que les quit-tances des parties prenantes. En conse'quence duquel arrest, lesenfans et he'ritiers de feu François Garissoles, qui avoit este'commiz pour la recepte et despense du dit armement, ayant este'longuement poursuiviz de rendre compte, ils ont enfin obe'y, etleur estât a este' examine', clos et arreste', ensemble celuy que lesieur Procureur ge'ne'ral du Roy bailla pour d’autres fraiz con-cernant le dit armement, lesquels estats et pièces nous avonsfaict mettre, il y a huit mois, entre les mains du sieur Dezé-mery, intendant des finances, pour les faire acce'der par Sa Ma-jesté', et ordonner que la dite somme de quarante mil livres seradeslivrée, pour faire le remboursement de la dite somme devingt-quatre mil livres, inte'rests d’icelle et autres fraiz, lequelsieur Deze'mery, lors de son despart, a remis les estats et piècespar devers le sieur du Houssais, aussy intendant des finances,qui les a depuis garde'es, sans en avoir faict jusques à présentrapport au Conseil. Et d’autant que les he'ritiers du feu sieur deGourgues, premier pre'sident, et autres, qui sont obligez, en leurparticulier, pour ceste ne'cessite' publique, font tous les jours desplaintes au Parlement, à raison des saisies faictes pour conser-vation sur leurs biens, par faute du payement des dites sommeset inte'rests d’icelles, qui croissent tous les jours, ce qui pourroit,avecques le temps, apporter une grande confusion et de'sordreentre les Officiers du Parlement et ceux des autres corps qui sonttenus d’en indemniser les particuliers, nous avons juge' vousdebvoir advertir de l’importance de ceste affaire, et vous supplier,comme nous faisons bien humblement, nostre très-honoré Sei-gneur, de vouloir employer vostre authorite' pour le faire ex-pe'dier le plus promptement que se pourra, affin de reme'dier auxinconve'niens qui en pourroient arriver, de quoy nous vous de-meurerons très-estroitement obligez, et tascherons, par nos ser-vices, de vous en rendre toute la recognoissance que peuvent etdoibvent,

Nostre très-honoré Seigneur,