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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE
le service du Roy et de ne recourir pas à vostre protection sysouvent cxpe'rimente'e, pour la conservation des droits les plusimportans de nos charges. Nous avons creu dans ces dernièresoccurences debvoir dissimuler beaucoup de choses qui se sontpasse'es dans ce Parlement à nostre pre'iudice, mais elles sontvenues à ung point, que vous auriez subiet de condamner nostresilence dans l’occasion qui servira de subiet à ceste lettre. Aprèsque dans toutes ces occasions qui vous ont, Monseigneur, este'cogneües, ces Messieurs se sont servis du nom de nos chargessans se servir de nos personnes, et que convoitant et instruisantles affaires par des confe'rences de Commissaires où aucun denous n’a esté appelé, ils ne nous ont laissé autre part dans lesintérests publics qui se sont traitez que l’exécution de leursordres, et nous ouyr quelquefois sommairement et par formed’acquit, seulement sur le point de leur résolution, ayant ainsy'réduit nos fonctions en ung ministère nécessairement servile.Encore nous ont-ils trouvez trop lents en ceste partie, en cequ’ils ont appris que ung de nous ayant reçeu ordre de LeursMajestez d’user de quelque surséance pour l’exécution d’ungdécret de prise de corps de vous, sans nostre réquisition, contrequelques commis du Bureau de Mortagne, pour se rendre unefois pour toutes maistres absoluz de la proposition, résolution etexécution des affaires, ils ont proposé et ensuite résolu par arrestrendu, les Chambres assemblées, de voir ung nouveau Parquet.C’est ainsy, Monseigneur, que nous debvons appeler l’establis-sement qu’ils ont faict d’ung syndicat de trois de Messieurs lesConseillers, ung de la Grand’Chambre et deux des Enquestes,pour veiller aux affaires publiques, promouvoir à l’exécution desarrests, presser le Parquet pour avancer et instruire les procé-dures et annoter refus. Et n’avons reçeu autre advantage de nosprotestations que d’avoir eu subiet légitime de refuser de con-clure sur la proposition et l’imposition dernières, faictes enl’année trente-sept, de deux escus pour chasque tonneau de vin,dont le Parlement a sursis la levée par son arrest du quatriesmedu courant, donné sans ouyr les gens du Roy. C’est pourquoynous sommes obligez d’avoir recours à sa main souveraine, sousvostre protection , Monseigneur, que nous vous demandons très-humblement, estimant qu’il seroit inutile de vous expliquer plusau long les conséquences de ce nouvel establissement, nous nedisons pas seulement contre les intérests des charges que nous