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Tome I.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

npus obligèrent d’employer toute nostre industrie pour arresterle mal dans son principe, nous remonstrasmes à la Cour quedans ung grand Corps comme le sien, qui est le chef de la puis-sance du Prince et l’image de son authorité, il n’appartient qu’àla main royale d’y porter des changemens, d’y introduire denouveaux tiltres et d’y faire des establissemens ou d’innover lamoindre chose dans les ordres anciens; que l’institution et lesfonctions de nos charges despendoient encore de sa main souve-raine, et qu’ayant ceste gloire de porter le tiltre de Gens du Roy,Sa Majesté' nous avoit aussy tousiours honorez particulièrementde sa protection; que sy nous manquions dans nos debvoirs parquelque connivence ou autre plus mauvais principe, dont, Dieumercy, nostre conscience ne nous reproche rien, la Cour avoitdes voyes, par les loix et les ordonnances, pour la censure despersonnes, sans porter de fle'trissure sur le tiltre de nos charges,qui despendent de l’authorite' du Roy; que nous avions estécondamnez sans estre ouys; qu’il y a quelque vingtaine d’anne'esqu’une pareille proposition ayant esté faicte et d’abord embrasséecomme toutes les nouveautez, sur les remonstrances que ht leParquet, où deux de nous estoient pour lors, elle fut abandonnée;que nous attendions la mesme justice, n’ayant jamais manqué dezèle pour le service du Roy, pour la dignité de la Compagnie,de laquelle nous serions bien marrys d’estre obligez de nousplaindre au Roy. Nous en vinsmes enfin jusques au point deprotester que nous abandonnerions le service de nos charges, nepouvant les exercer avecq ceste flétrissure, jusques à ce qu’il eustpieu à Sa Majesté l’effacer de dessus nos fronts et nous remettredans la liberté et dans l’honneur de nos fonctions. Toutes cesvoyes, Monseigneur, nous ont esté inutiles.

LETTRE DU DUC D’ÉPERNON (1)

Monsieur,

Les sieurs de Pontac, procureur général, et de Lavie, advocatgénéral du Rov en ce Parlement, m’ont prié de représenter à laCour l’entreprinse que le Parlement a faicte, depuis quinze ou

(1) Dossier n° 87, pièce 50.