Band 
Tome I.
Seite
448
JPEG-Download
 

448

LES DESSOUS DE L HISTOIRE

empescher qu’on n’esmeuve point les esprits de ces quartiers-làpar toutes ces innovations, qui sont effectivement injustes etpourroient causer de fascheuses suittes et préjudiciables au ser-vice du Roy et à la tranquillité' de ceste province, de l’estât delaquelle vous informant par une autre lettre que celle-cy, je mecontente de vous protester que je suis tousiours avecq passion,Monsieur,

vostre très-humble et très-affectionne' serviteur,

Le duc d’Espernon.

De Cadillac, ce 9 may 1649.

Monsieur, vous me permettrez, s’il vous plaist, de vous repré-senter qu’il est nécessaire, oultre les raisons cy-dessus spécifiées,de retenir le Bureau des Trésoriers de France à Montauban, quec’est l’advantage de la Religion que plusieurs Officiers catholiquesy tiennent leur demeure.

LETTRE DU DUC D’ÉPERNON (1)

Monsieur,

Monsieur de Navailles-Pontous, qui a servy dignement soubzmoy en qualité de mareschal-de-camp dans les troupes que j’ayesté obligé d’approcher de Bourdeaux, s’estant attiré par ce moyenet à toute sa famille la haine du Parlement de ceste ville-là, jepense que vous trouverez juste, comme je vous en supplie très-humblement, que Monsieur Philippe de Be'nac, son père, et luyqui se nomme Henry, n’ayent point pour juges des personnesqui leur doibvent estre sy suspectes, et que vous ne leur refu-serez pas vos assistances et vostre protection pour leur procurerune évocation générale de toutes les causes, tant civiles quecriminelles, qu’ils peuvent avoir au dit Parlement de Bourdeaux,d’où ils souhaitteroient, Monsieur, estre renvoyez à celuy deTholouse, sy la chose se peut. De la sorte, vous m’obligerez

(1) Dossier u° 87, pièce 37.