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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

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l’approbation de Mélanchton et des églises helvétiquesconsultées. Nulle part le luthéranisme, le calvinisme,l’anglicanisme, ne se sont présentés comme des doc-trines admettant la discussion et ne demandant qu’àvivre en paix avec d’autres croyances; partout ilsréclamaient la prépondérance politique, et pour l’éta-blir, les docteurs de Berne, de Bâle, de Genève, deLondres ont été violents contre les dissidents; on saità l’aide de quels supplices le protestantisme s’étaitdéjà établi en Angleterre, en Suède, en Danemark,alors que les catholiques, en France, poursuivaient enjustice les perturbateurs de leur religion.

Calvin, après avoir organisé activement en Franceles sociétés de colportage de livres protestants, vit sesopinions embrassées par des imaginations ardentes,disposées à traduire en actes, au milieu d’une sociétédemeurée catholique, la doctrine qu’elles avaient reçue.Si la Sorbonne poursuivait les écrits peu orthodoxes,le gouvernement, lui, était en face non d’innocentspenseurs, mais de perturbateurs du repos public. Lesdocteurs disaient : « la messe est une idolâtrie, » et lesfidèles troublaient la célébration de la messe; les doc-teurs disaient : « les images sont des signes d’idolâ-trie; » et les fidèles brisaient les croix et les statues,provoquant ainsi, par leurs outrages, la passion popu-laire contre le culte.

« En voyant les calvinistes, — remarque un écrivainconsciencieux (1), exact observateur des faits, à moinsque certains préjugés ne troublent sa vue et son juge-ment, — en voyant les calvinistes commencer une« guerre acharnée contre ce qu’ils nommaient l’Ante-

(1) M. Poirson : Histoire d’Henri IV, t. 1er, p. xviii, 2 e édition.