l’amiral de coligny
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mystères qu’on avait voulu tenir secrets. Ilarennius,c’est le nom du jeune étudiant, crut qu’il était de sondevoir de les faire connaître au monde et voici ce qu’ilécrivit :
« Calvin a fini sa vie dans le désespoir : il est mortd’une très horrible et très honteuse maladie dont Dieumenace les rebelles et les maudits, après en avoir étéauparavant tourmentés et consumés : ce que j’oseattester, moi qui étais présent et qui ai vu, de mesyeux, son trépas affreux et tragique. »
Terminons ces quelques notes historiques par lejugement que porte contre Calvin un protestant,M. Galliffe :
« Calvin renversa tout ce qu’il y avait de bon etd’honorable pour l’humanité dans la réformation desGénevois, et établit le règne de l’intolérance la plusféroce, des superstitions les plus grossières, desdogmes les plus impies. Il en vint à bout d’abord parastuce, ensuite par force, menaçant le conseil lui-même d’une émeute et de la vengeance de tous lessatellites dont il était entouré, quand les magistratsvoulurent essayer de faire prévaloir les lois contreson autorité usurpée. Qu’on l’admire donc comme unhomme adroit et profond dans le genre de tous cespetits tyranneaux qui ont subjugué des républiques entant de pays différents ; cela doit être permis aux âmesfaibles. Il fallait du sang à cette âme de boue. »
C’est pourtant cet homme qui déchaînera sur sonpays la terrible tempête qui le saccagea pendant plusde deux siècles, qui le mit à feu et à sang, et fit périrdes milliers et des milliers de victimes.
C’est à Genève qu’était établi, alors comme aujour-