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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

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des princes de l’Empire. Aussi, tout en les écoutant eten s’écartant peu à peu du catholicisme, il montra uneindécision et une indifférence pour leurs doctrines quiles découragèrent. Condé, son frère, plus léger et peucapable de convictions sérieuses, mais ambitieux, actifet irrité contre les Guise qui l’éloignaient du gouverne-ment, donna plus d’espérances aux calvinistes, sanstoutefois se convertir ni même se compromettre aveceux.

« Les ministres comprirent qu’ils n’entraîneraientles princes qu’autant qu’ils auraient eux-mêmes en-gagé la lutte. Exaspérés d’ailleurs par les édits du car-dinal de Lorraine et par la cruauté avec laquelle ontraitait à Paris leurs coreligionnaires, ils ouvrirent leshostilités par une guerre de plume, en lançant contrele gouvernement un nombre infini d’écrits, dont lesformes variées s’adressaient à. toutes les classes de lec-teurs, et dont l’énergie, ou plutôt la «virulence, était undes principaux moyens de succès. « Le sang des justes« crie, disait la Planche, et Dieu se sert des persécuteurs« comme de soufflets pour attiser le feu de sa parole. »Ils dénoncèrent la tyrannie des Guise, leurs mesuresarbitraires, la corruption de la cour, la dilapidation desfinances et, par-dessus tout, l’illégitimité des pouvoirsusurpés, suivant eux, par les princes lorrains. Ils sou-tenaient que ces princes étaient étrangers et incapablesen cette qualité d’exercer aucune autorité en France,surtout au détriment de princes français; que le roiétait mineur de fait; qu’une tutelle était nécessaire, etque les états généraux pouvaient seuls la lui donner.Enfin ils accusaient les Guise de vouloir s’emparerdu trône pour y placer un jour un des leurs, etd’avoir résolu, dans ce but, la mort des princes du