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l’amiral de coligny
il était aussi une conséquence de l’établissement de*l’inquisition en 1537. Le clergé avait raison de se défierde l’esprit des parlements et de trouver que c’était àlui, non à l'État ou à la magistrature, de défendre lecatholicisme. L’Hôpital obtint seulement qu’on insérâtdans l’édit deux clauses importantes : l’une exigeaitque ces tribunaux fussent composés de prélats françaiset résidant; l’autre les autorisait à punir le fait d’as-semblées illicites ou séditieuses, mais non la croyance.Cette dernière clause, dont les protestants s’emparèrentcomme impliquant pour eux la liberté de conscience,n’était pourtant qu’un moyen de déguiser la persé-cution. Aussi le président Lemaistre disait-il, aprèsl’édit, que les calvinistes seraient pendus commeséditieux et étranglés comme hérétiques. (1)
« Mais l’injure faite au principe révolutionnaire n’enest pas moins flagrante dans la pensée de l’édit deRomorantin, et elle se concilie mal avec la renomméede Caton tout d’une pièce et d’apôtre de la liberté deconscience que les historiens sont d’accord pour faireà l’Hôpital. Il est curieux aussi de l’entendre, dans saharangue du 7 septembre 1560 (2), dénoncer l’incon-testable alliance de la canaille et du protestantisme,que Marguerite de Parme accusait six ans plus tard,à propos des premiers soulèvements des Pays-Bas,et qui, suivant Florimond de Rémond, faisait deGenève, la Rome de Jean Chauvin, une sorte d’égoutgénéral de l’Europe, où venait s’entasser tout ce qu’ellerenfermait de débiteurs sans argent, de commerçantsen déconfiture, de gens, en un mot, plus ou moins en
(1) Dareste : Histoire de France.
(2) Œuvres de l’Hôpital, t. I er , p. 3 50.