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l’amiral de coligny
J’espère vous en faire vraie et apparente preuve bientost, puisque il a pieu à la reine et au roi de Nauarreen la présence du conseil du roi son fils, ouyr leraport du faict, suivant les informations, ayant esté letout ranvoyé en la court de Parlement pour i ouyrtoutes les parties et i faire justisse, vous suppliant pourfin tenir en amitié,
« Yostre humble et affecsionné cousin,
François de Lor[raine].
11 est du reste absolument démontré aujourd’hui queFrançois de Lorraine ne partagea nullement la joiegénérale sur ce qu’on a nommé plus tard « le malen-tendu de Yassy ». Il voulut même s’en excuser juridi-quement, et publia un mémoire dans lequel il s’exprimeen ces termes : « J’allegueroye la modération et patiencequi fut jadis en unPériclès poursuivy par un importunmesdysant »; puis il cite Miltiade, Thémistocle, injus-tement accusés ; <t aussi a,vons-nous en admiration unCamillus », et poursuit sur ce ton durant plusieurspages. Cependant lorsque le duc entra dans le Par-lement pour déclarer qu’il était étranger aux meurtresde Vassy, les présidents Séguier et Harlay, s’il faut encroire M. Henri Martin, quittèrent leurs sièges et sorti-rent de la salle, ce qui n’empêcha nullement la gravéassemblée, après quelques mots assez dédaigneux pro-noncés par le duc, d’ordonner des poursuites contre lespaysans de Yassy, coupables d’avoir provoqué cetteéchauffourée en assaillant à coups de pierre l’escorte dupremier personnage du royaume.
Le désordre de Vassy, dit Capefigue, servit de pointde départ au projet qui devait faire passer le pouvoir