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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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tout les réformés frappent des contributions, opèrentdes emprunts, volent les biens des églises.

Pendant ce temps, les protestants commettaient lecrime le plus infâme de lèse-patriotisme et de hautetrahison. Us pactisaient avec létranger, lui ouvraientle territoire, et achetaient lalliance au prix de nosmeilleures places de guerre sur la Manche.

A son avènement au trône, Elisabeth, dit Cobbet,dans ses Lettres sur la Réforme, avait trouvé lEtat enguerre avec la France, et sétait aussitôt hâtée de signerla paix avec cette puissance, sans même en exiger larestitution préalable de Calais. Les négociations avaientété ouvertes à Cateau-Cambrésis, entre lAngleterre etlEspagne dune part, et la France de lautre. Philippe,fidèle à ses engagements, avait refusé découter touteproposition «avant que son allié eût obtenu pleine etentière satisfaction pour Calais ; il sétait même eng«agé .à continuer les hostilités pendant six années consé-cutives, pourvu que, de son côté, la reine dAngleterreseng«ageât à ne point traiter sans lui avec lennemi.Elisabeth, qui av«ait besoin de la paix, parce que déjàelle commençait à vexer ses sujets pour leurs opinionsreligieuses, négocia secrètement «avec la France, etconclut séparément un traité en vertu duquel elleconsentit à loccupation de Calais par les troupesfrançaises pendant huit années de plus, moyennantune indemnité de cinq cent mille couronnes (1). Parune clause spéciale, les deux parties contractantesconvinrent réciproquement quen cas de violation, letraité deviendrait nul , et que, si les torts venaient de

(1) Environ trois millions de francs.