l’amirrl de colignï
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tout les réformés frappent des contributions, opèrentdes emprunts, volent les biens des églises.
Pendant ce temps, les protestants commettaient lecrime le plus infâme de lèse-patriotisme et de hautetrahison. Us pactisaient avec l’étranger, lui ouvraientle territoire, et achetaient l’alliance au prix de nosmeilleures places de guerre sur la Manche.
A son avènement au trône, Elisabeth, dit Cobbet,dans ses Lettres sur la Réforme, avait trouvé l’Etat enguerre avec la France, et s’était aussitôt hâtée de signerla paix avec cette puissance, sans même en exiger larestitution préalable de Calais. Les négociations avaientété ouvertes à Cateau-Cambrésis, entre l’Angleterre etl’Espagne d’une part, et la France de l’autre. Philippe,fidèle à ses engagements, avait refusé d’écouter touteproposition «avant que son allié eût obtenu pleine etentière satisfaction pour Calais ; il s’était même eng«agé .à continuer les hostilités pendant six années consé-cutives, pourvu que, de son côté, la reine d’Angleterres’eng«ageât à ne point traiter sans lui avec l’ennemi.Elisabeth, qui av«ait besoin de la paix, parce que déjàelle commençait à vexer ses sujets pour leurs opinionsreligieuses, négocia secrètement «avec la France, etconclut séparément un traité en vertu duquel elleconsentit à l’occupation de Calais par les troupesfrançaises pendant huit années de plus, moyennantune indemnité de cinq cent mille couronnes (1). Parune clause spéciale, les deux parties contractantesconvinrent réciproquement qu’en cas de violation, letraité deviendrait nul , et que, si les torts venaient de
(1) Environ trois millions de francs.