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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

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à sa droite et Châteauneuf à sa gauche, larmée royalefaisait, de son côté, un circuit analogue. Mais les ten-tatives que les huguenots furent obligés de faire contreEtampes et Chartres, et le temps quils perdirent pourpasser lEure à Mézières, permirent à larmée royalede gagner tout un jour et de venir camper sur unepetite colline plantée de vignes et voisine de la ville deDreux, barrant ainsi le chemin à Gondé. Dans la nuitdu 18 décembre, Montmorency avait fait passer larivière à son armée en deux endroits, ainsi quà touteson artillerie.

Condé, pris à limprovisle, ne put même pas fairereconnaître larmée royale, ni se rendre maître daucundes villages construits sur la rive de lEure. Les deuxarmées étaient en présence, et la bataille décisive,depuis si longtemps attendue, était désormais inévi-table.

Dès laube, larmée catholique sébranlait, aux lueurspâles dune aurore dhiver.

Au quartier du duc de Guise, on fut debout auxpremiers sons du clairon. Les rideaux de la tenteducale sécartèrent et le duc parut, armé de pied encap dune riche cuirasse milanaise, damasquinée dar-gent, sur laquelle flottait une cotte en treillis noir.Son écuyer, Yaricarville, était vêtu exactement commelui.

ün autel avait été dressé sous un pavillon forméde drapeaux et détendards. Un chapelain y célébra lamesse, et le duc communia, ainsi que plusieurs de sesofficiers : touchante et noble coutume des grands gé-néraux de lancien temps, qui savaient bien que Dieuseul donne la victoire et quil faut toujours être prêt,« car nul ne sait le iour ni lheure ».