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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de cdligny

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qui régnait clans la réserve de Guise : « Voilà, sécria-t-il, une guerre qui sera bien difficile à écorcher! »

Le prince de Gondé cherchait vainement à rallier sacavalerie que paralysait le feu continuel de huits centsarquebusiers postés par le maréchal de Saint-André.

Le carnage devient effroyable; Gondé perd son che-val tué dune balle, et à linstant il veut en changer,blessé à la main droite, enveloppé par le marquis dEl-bœuf, il est contraint à se rendre au fils du connétable,dAnville, ardent à venger son père.

Le maréchal de Saint-André, qui navait pas quitté leduc de Guise pendant toute la journée, savisa sur lesoir dattaquer, avec une cinquantaine de cavaliers,une troupe de huguenots battant en retraite.

Les huguenots, enragés de bataille, se jettent surlescorte du maréchal, repoussent ses gentilshommeset semparent de lui.

Désespéré dêtre pris ainsi, le soir dune victoire, enpoursuivant des fugitifs : inquiet de se voir aux mainsdun homme quil a cruellement outragé, le maréchalappelle à grands cris le prince de Porcien, qui passenon loin de et lui déclare que cest à lui quil serend.

Trop petit compagnon pour disputer au prince dePorcien son illustre captif, le chef des bandouliersprend son pistolet et casse la tête au maréchal.

Parvenu à rallier quinze ou seize cents chevaux dansun petit vallon, à la faveur dun bois taillis, lamiralde Coligny était revenu à la charge avec fureur danslespoir de délivrer Condé et de rompre les escadronsde Guise. Celui-ci lattendait avec deux mille arquebu-siers. La rencontre fut terrible; la cavalerie du ducplia dabord; lui-même courut les plus grands dangers;