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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de CÜLIGNY

mettre en tête de chacune de ses armées, îunivers nelui durerait pas deux ans. »

Mais une victoire complète eût tenu du prodige, etdéjà la bataille changeait d'aspect. Genlis et Vardes,épuisés par trois engagements, ne pouvaient plusbouger devant Aubervilliers, et recevaient, immobiles,les décharges de lartillerie qui avait rouvert son feu ;les gendarmes catholiques se ralliaient autour desSuisses et des vieilles bandes qui venaient dentrer enligne, et préparaient une nouvelle et décisive attaquedu village. Dautre part, lamiral avait poussé troploin la poursuite des Parisiens : pris en flanc par Cha-vigny, avec une cavalerie fraîche, il venait dêtre com-plètement battu. Lui-même, entraîné par un cheval àbouche dure, avait été perdu de vue par les siens, sibien quon le crut prisonnier ou caché par quelqueami : pendant trois jours on fît des perquisitions pourle trouver dans Paris. Enfin, le maréchal de Montmo-rency avait rompu les compagnies protestantes qui luiétaient opposées, et faisait déjà face à lescadron victo-rieux du prince.

Condé allait être écrasé, quand, sur toute la ligne delarmée royale le bruit se répandit que le connétableétait blessé et pris. A cette nouvelle, ses fils, Damvilleet Thoré, accourent à son secours, entraînant tous lesgendarmes qui combattaient avec eux aux deux ailes.Aucun ordre nétait donné, personne avant lactionnayant été désigné pour servir de lieutenant à lombra-geux connétable, et le duc de Guise nétant pluspour le remplacer et réparer ses fautes. Les débris delavant-garde protestante cessent dêtre poursuivis etrejoignent la « bataille »; linfanterie catholique, restéeseule pour lattaque dAubervilliers, ne peut empêcher