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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

Jeanne dAlbret et son époux Antoine de Bourbon,ajoute le savant abbé Puyol, ne se départirent pas dusystème de protection secrète, mais efficace, qui avan-çait si bien les affaires de la Réforme. Jeanne dAlbret,qui bientôt nous offrira le type accompli du sectaire,commença par user des ménagements et de la politiquede ses parents.

'( Jeune et belle, dit Théodore de Bèze, la prin-cesse aimait une danse plutôt quun sermon et ne seplaisait nullement à cette nouveauté de culte. » Ambi-tieuse et jalouse de son pouvoir, elle remontrait à sonmari, qui la pressait dassister à un prêche, que silvoulait faire confisquer son bien, elle nentendait pointexposer celui qui lui restait du chef de ses prédéces-seurs. Ces sentiments se modifièrent bientôt, et lesévénements se chargèrent de développer les disposi-tions et les tendances comprimées de la jeune reine deNavarre.

Mais, encore une fois, la prudence commanda pen-dant quelque temps à ses démarches, et ses desseinsneurent pas lieu de se manifester publiquement avantlannée 1561. Car, à la fin de lannée précédente,Jeanne envoya en ambassade dobédience, [auprès dupape Pie IV, lieire dAlbret, fils naturel du roi Jean etévêque de Comminges. Elle lui remit une lettre, écritede sa main, par laquelle elle protestait 'de son attache-ment h la religion catholique, apostolique et romaine;et lorateur consistorial, qui eut à prendre la paroledevant le Souverain Pontife déclarait dans son discours« quil était lorgane de ses sentiments religieux auprèsdu Saint-Siège. A lexemple de saint Louis, dont lamaison dAlbret et de Bourbon est issue, dit-il, le roi etla reine de Navarre désirent donner des témoignages