l’amiral de coligny
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pense authentique fut, on effet, signée par le Pape,plusieurs mois plus lard, après que Henri de Navarrese fut converti à la foi catholique (I).
Le duc de Guise et Goligny se trouvaient chaque jouren présence, durant les fêtes de ce mariage; ils ne separlaient pas (2), bien que Goligny se fût prononcéforme'lement contre le crime de I’oltrot de Méré, eteût déclaré « qu’il tenoit pour calomniateur et scélératquiconque diroil qu’il l’avoit fait faire (3). » Catherine,qui croyait utile d’associer les Guises è ses projetscontre Goligny, les animait à la vengeance.
De tous les acteurs du mémorable drame qui sepréparait, Marguerite de Valois n’était pas le moins îiplaindre.
« Singulière et triste destinée de cette princesse,victime dos intrigues de cour! Elle aimait le duc deGuise, et une telle alliance eut encore augmenté lafortune de la maison de Lorraine. Le duc d’Anjou,tout en feignant de dire au duc de Guise : « Que j’aid’impatience de te voir mon beau-frère! » agissaitvivement pour lui faire épouser Catherine de Clèves,veuve du prince de Porcien. Le pape et l’Espagne
I'reeî, Life of Jeanne d’Albret, t. II, p. 321 et 359. — Le cardinalde Lorra'nc écrit, le 10 septembre , trois semaines après le mariage :« J'écris ii la Heine sur diverses affaires concernant la dispensepour le mariage de vostre saur. »
(1) H. Forneiion : les Ducs de Guise et leur époque, t. II, p. 133,134, 135.
(2) Ce fait a frappé tous les ambassadeurs étrangers : ils écri-virent à leurs cours ipio le duc de Guise et l’amiral no s’adres-saient pas la parole. Voir Manuscrits du llritish Muséum in colt,vespas. VI, publié par II. de la Ferrière, Archives des missionsscientifiques, 1876, p. 058, et Archives de Turin, publié par II. deLa Ferrière, p. G00.
(3) Manuscrit des Archives nationales de Simancas, H. 32, publiépar Bouille, t. II, p. 494 .