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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

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accomplit dans sa cambre. Nous laisserons dabordla parole a M. Capedgue (I).

LEspagne, depuis la paix de Saint-Germain, suivaitavec inquiétude la tendance de la cour de Charles IX,et lon peut sen convaincre en parcourant une curieusedépêche de lambassadeur espagnol don François deAlava. Philippe II lui avait demandé son jugementparticulier sur chacun des grands qui entouraientCharles IX et Catherine; lambassadeur répondait :

« Le duc dAnjou est de bonne et brave condition : ildonne tout aux dames; à une il lui regarde les mains,à lautre il tire les oreilles; il passe de cette manièreune partie de sa vie. Je considère la reine-mère commeexcellente pour les négociations. Le duc dAlençon estde peu de poids, cest un cavalier sans consistance.Le frère bâtard, que lon nomme le chevalier dAngou-lême, est un esprit distingué en toute manière;madame Marguerite, fort vertueuse, princesse de bien etde beaucoup desprit. La duchesse de Lorraine, bonnefemme etgrandement catholique. Madame Marguerite etla duchesse de Lorraine sont fort dévoués à la maisonde Guise. Le cardinal de Bourbon, premier prince dusang, est un homme de peu dentendement. Le cardinalde Lorraine est la pins grande ambition du monde;afin davoir la faveur de Sa Majesté et de se maintenirdans ses grâces, il se montre son plus zélé serviteur.On ne parle pas du cardinal de Guise. Les maréchauxsont six, et sils étaient sept, on pourrait les compareraux sept péchés mortels. Le premier est Montmorency,le principal protecteur des huguenots; il va à la messeavec les catholiques, et il encourage tous les séditieux

( 1 ) La Reforme et la Ligue.