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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

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et rebelles. La femme de ce Montmorency est unesœur bâtarde du roi; elle se dit catholique, mais ellement; elle est toute pour le parti huguenot. D'Amvilleest fort recherché par la reine mère. Gossé est celuiqui dirige les menées secrètes de la reine mère : c’estun athée. Vieilleville est considéré aussi comme athée;cependant il se confesse tous les ans. Tavannes estplus soldat que tous les autres; et en cas de guerre,c’est celui sur lequel la reine mère compte le plus.Villeroi est tenu pour catholique, homme de peu depoids et de substance. Les princes sont le duc deMontpensier, le meilleur homme et le plus franc catho-lique. Le duc de Longueville est tout à la fois catho-lique, huguenot ou athée; gouverneur de Picardie, iln’est ni soldat ni homme de justice et de courage. Leduc de Nevers est frère du duc deMantoue: consciencecatholique et de bien. Le duc de Guise est fort accré-dité, et je le pousse. » '

Ces curieux tableaux de la cour étaient envoyés àPhilippe II presque chaque semaine.

Le roi d’Espagne les annotait de sa main, écrivaitsur chacun des observations à son ambassadeur, avecce scel de la royauté espagnole : El Rey (I).

Le parti huguenot, ajoute M. Capefigue, songeait àétablir sa domination sur des intérêts positifs, pro-tégés par Charles IX, qui se tournait encore une foisvers les opinions réformées. Le plan des calvinistes,très vaste, se rattachait à la pensée d’assurer desalliances extérieures à la couronne de France, tellesqu’elle fût forcée, en se séparant de l’Espagne, d’entrerdans le mouvement de la réforme. On pouvait ainsi le

(1) Capefigue : la Réforme et la Ligue.