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l’amiral de coligny
indignés que les politiques modernes déversent à (lotssur les politiques d’antan.
Mais il s’agit de démontrer la nécessité de ce crime,au point de vue politique. Parmi les victimes de nosdiscordes civiles, en mai 1871, il y eut assurémentbeaucoup de victimes innocentes. Faut-il en conclureque le gouvernement de Versailles commit un crimeen reprenant l’insurrection à main armée? Faut-ilconclure aussi que les malheureux fusillés dans lescasernes, au coin des rues, sans jugement, n’étaientpas coupables, si noirs de poudre et rouges de sangqu’on les saisît?
Le seizième siècle s’était repu d’horreurs et de ter-reurs. Chacun de ses jours est marqué par une bataille,pour ainsi dire! C’est le siècle des grands conquérantset des combats héroïques, le siècle où Charles-Quintjoue les destinées du monde, comme si les hommesn’étaient pour sa souveraine puissance que les pionsd’un échiquier!
En Allemagne, en Italie, en Angleterre, en Suisse,en Espagne, en France, partout enfin, depuis centans les guerres de religion, toujours provoquées par leshérétiques novateurs, avaient fait couler des torrentsde sang. Les royaumes, les provinces, les villes, lesvillages, les familles, étaient divisés, armés les unscontre les autres, et ces lamentables et sanglantescommotions menaçaient de n’avoir pas de fin.
Toutes les nations de l'Europe étaient lasses desrévolutions perpétuelles qui transformaient la Franceen un champ de carnage, et qui, si elles eussenttriomphé, auraient porté le fer et le feu en Espagne,en Italie, dans les états du Nord, en proie, celles-ci,