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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

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favorables pour agir, une étonnante rapidité de déci-sion, une extrême aptitude au maniement des affaires.Mais ces magnifiques qualités, relevées peut-être enapparence, étaient plutôt altérées, au fond, par uneinsatiable avidité de gloire, dautorité, par des penséestrop vastes, plus susceptibles de sexalter dans le pré-sent que capables de prévoir judicieusement lavenir.Enfin lambition dominait trop aveuglément Henri deLorraine, dont les richesses allaient être employées,comme instruments serviles, aux desseins quelle luiinspirerait. Lopinion générale le réputa même « le plusgrand usurier du royaume parce quil ny avoit personnequi ne lui dût, et que son argent lui acquéroit tous lescœurs. »

Aussi lorsquun jour le roi demanda : « Mais quefait donc le duc de Guise pour enchanter tout le monde? Sire, répondit un courtisan, éclairé et franc dansson langage, il fait du bien à un chacun; ses bien-faits ne vont pas directement, ils y arrivent parréflexion; quand il na pas doccasion dobliger par deseffets, il oblige par des paroles; il nest point de festequil ne célèbre, point de baptême il ne soit parrain,point denterrement il naille; il est civil, humain,libéral; il caresse tout le monde, ne parle mal de per-sonne; en un mot, il a léclat et lautorité de Roy. »

Ladversaire acharné du jeune duc de Guise, surlequel il reportait toute la haine, haine farouche etinextinguible, quil avait vouée au père, était Coligny.Nous savons ce quétait lamiral : voyons seulementcomment le jugeait lambassadeur de Venise peu demois même avant lheure de cette mort que Catherinedevait se charger de régler :