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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

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fuit do Coligny léloge que peut envier un homme devaleur :

« La considération dont il jouissait ne reposait passur lenthousiasme des triomphes, mais sur le besoinquon avait de lui. Un jour il tomba malade, et les fautesqui furent commises firent sentir tout ce quil valait (1). »

Jusquà lépoque nous sommes parvenus, le jeuneprince de Béarn qui avait pris à la mort de sa mère letitre de roi de Navarre, navait encore brillé daucunéclat. Il occupait à la cour une position inférieure àson rang et sefforçait de se faire oublier.

« Rejeton de la noble race de saint Louis par sonpère, Henri de Navarre dut le jour à une mère qui,suivant le langage dAgrippa dAubigné, navait « de« femme que le sexe, lâme entière aux choses viriles,« lesprit puissant aux grandes affaires, le cœur invin-« cible aux adversités (2). » Son baptême lavait faitcatholique; son éducation le fit huguenot. JeannedAlbret, devenue veuve, avait solennellement embrasséla Réforme pour laquelle elle dissimulait plus ou moinssa propension depuis longtemps, et proscrit le catholi-cisme, dont elle avait juré, à son sacre, dêtre la pro-tectrice. Ce fut, on le sait, une affreuse persécution dansle Béarn. Rien narrêta la reine : ni les remontrancesdes États, ni la crainte de la France, ni la voix de lajustice, ni lhorreur du sang, ni les maux dune guerrecivile froidement jetée dans un pays dont on est appeléà faire le bonheur par un sage gouvernement. Le jeuneHenri de Navarre était à Paris, suivant, avec Henri de

(1) Léopold Ranke : Histoire de France , t. I er .

( 2 ) Histoire universelle, t. Il, 1. R r , cli. ii, p. 8.