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l’amiral de coligny
Fr.ance et Henri de Guise, les cours du collège de Na-varre, lorsque sa mère inaugurait ainsi dans ses Etatsle règne exclusif de la Réforme. Le calvinisme attendaitle prince à son retour (1). »
Henri avait le double don : la naissance et les qua-lités personnelles, le génie et le droit, un grand prin-cipe soutenu par un grand cœur, dit M. de Lacombe,dans son étude sur la politique d’Henri IV, où noustrouvons ce portrait.
Fénelon, dans ses Dialogues des morts, œuvre si pro-fonde sous une forme familière, met fréquemmentHenri IV en scène. Il lui fait raconter son histoire à lui-même, et c’est toujours dans les épreuves de ce princequ’il cherche le secret de sa supériorité.
« Je dois tout ce que je suis, dit Henri IV, au duc deMayenne, à ma mauvaise fortune (2). »
« L’aïeul du Béarnais, le vieux roi de Navarre, Henrid’Albret, prévoyant les destinées de son petit-fils, avaitdéfendu, pour l’en rendre digne, qu’on le traitât enprince. Il voulait le préparer au trône en l’armantcontre l’adversité. Il avait ordonné qu’on l’élevât aumilieu des enfants du Béarn, vêtu et nourri commeeux, bravant avec eux les intempéries des saisons, semêlant à leurs luttes et à leurs jeux, endurci de bonneheure à la fatigue et apprenant, dans cette rude fami-liarité de la vie des montagnes, à connaître les traverseset les difficultés. »
Antoine de Bourbon, ayant été appelé à Paris commelieutenant général du royaume pendant la minorité deCharles IX, Henri vint le rejoindre; il suivit les cours
(1) L’abbé Féret : Henri IV et l'Église catholique.
(2) Œuvres de Fénelon, édit. Lobel, 1829, t. XIX, p. f|02.