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l’amiral de coligky
gentilhomme que depesche a présent le sieur cardinal deBourbon, mon oncle, tant pour cest eflect qu’aussi poursupplier trez-humblement Vostre dicte Saincteté de mapart, qu’en apprenant le mariage dont il a pieu au roim’honorer avecques Madame sa sœur, nous en donner etoctroyer, pour la consanguinité qui est entre nous la dis-pense qui sera nécessaire, avecques telle absolution quenous et nostre postérité en demeurions deschargez enversDieu et Vostre Saincteté.
Lettre tardive assurément, car elle aurait pu partir,avec la notification de la Saint-Barthélemy envoyée auPape, mais on ne voulut sans doute compliquer en rienl’annonce d'une telle nouvelle ; lettre travaillée par unsecrétaire, car chaque prince y obtient une louange etpar conséquent une bonne note auprès du Pape ; lettrequi contient en post-scrip/um le plus essentiel, carsans cette autorisation le mariage restait nul. Peut-être le retard de cette lettre provient-il de ce queHenri n’avait rien répondu sur le moment à Charles IX,ce qui était un acquiescement tacite, mais sans unepromesse bien empressée, en sorte qu’il fallut venir enaide à cette réserve et rompre cette froideur calculéeassurément et fort habile, vu la gravité exceptionnelledes circonstances. On peut se rallier à cette idée, quandon sait que le roi de Navarre fît en définitive son abju-ration solennelle à la date du 26 septembre seulement,alors que le prince de Condé, d’abord plus récalcitrant,l’avait déjà prononcée depuis neuf jours.
Le massacre de la Saint-Barthélemy, demande Cantù,fut-il prémédité ou accidentel? Les catholiques le pro-clamèrent juste et saint, et l’attribuèrent à une résolu-tion mûrement arrêtée, tandis que les protestants